Hommage au poète disparu : “Boogie Street”, toute la puissance de l’amour par Leonard Cohen

Portrait
La Rédaction , le 11 novembre 2016
Le célèbre chanteur canadien est mort le 10 novembre… Et nous sommes bien tristes...
Photo of Leonard Cohen   Le célèbre chanteur canadien est mort le 10 novembre… Et il faut dire que nous sommes très tristes. Le journal Le Monde considère aujourd’hui qu’il était « le seul concurrent sérieux de Bob Dylan » et nous sommes bien de leur avis.  

A l’image de celui qui a chanté Blowing in the wind, Leonard Cohen était un poète et certaines de ses chansons sont aujourd’hui connues partout à travers le monde. Trois d’entre elles restent parmi les plus connues, « Suzanne » en 1967, « Bird on the Wire » en 1969 et « Hallelujah » en 1984  

Mais s’il existe une chanson qui nous parle encore plus à Lumières de la ville, c’est bien « Boogie Street » sortie en 2001, dans son album Ten new songs. Au travers d’une expérience racontée dans son propre style si mélancolique, le poète canadien y décrit une rue de Singapour, la fameuse rue Bugis.   

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Dans une interview qu'il donna le 15 Octobre 2001 à Brian D. Johnson pour le Magazine Maclean, le chanteur raconte que durant la journée, Boogie Street est une rue dans laquelle règne une activité commerciale intense et lorsqu’arrive le soir, la rue devient alors une scène faite de compromissions, de tentations et de nombreux vices, notamment sexuels…  
Il continue par ces mots que nous laisserons cette fois-ci en anglais, pour ne pas en détourner le sens : « Boogie Street to me was that street of work and desire, the ordinary life and also the place we live in most of the time that is relieved by the embrace of your children, or the kiss of your beloved, or the peak experience in which you yourself are dissolved, and there is no one to experience it so you feel the refreshment when you come back from those moments … So we all hope for those heavenly moments, which we get in those embraces and those sudden perceptions of beauty and sensations of pleasure, but we're immediately returned to Boogie Street."  
Pour le poète canadien, nous avons donc tous quelque part au fond de nous-mêmes un peu de « Boogie Street », mais pour lui, l’amour seul peut nous permettre de dépasser les mauvais penchants et toutes les vicissitudes de notre âme, pour ainsi donner un sens à notre vie. Si Leonard Cohen chantait l'amour avec une grande singularité, Boogie Street en est donc la quintessence.  

Toute la tristesse provoquée par nos sentiments, ne serait que le résultat de toute la puissance de l’amour. Car même s'il est complexe et c’est ce qui fait sa force, l'amour nous permet d’illuminer notre vie, parfois malheureusement tourmentée par de nombreux évènements….    

Tristesse absolue aujourd'hui...Mais nous garderons alors en tête les mots du poète : "It is in love that we are made. In love…"    

   

O crown of light, o darkened one I never thought we'd meet You kiss my lips, and then it's done I'm back on boogie street A sip of wine, a cigarette And then it's time to go I tidied up the kitchenette I tuned the old banjo I'm wanted at the traffic jam They're saving me a seat I'm what I am, and what I am Is back on boogie street And o my love, I still recall The pleasures that we knew The rivers and the waterfall Wherein I bathed with you Bewildered by your beauty there I'd kneel to dry your feet By such instructions you prepare A man for boogie street O crown of light, o darkened one? So come, my friends, be not afraid We are so lightly here It is in love that we are made In love…
     

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