Ça fait l'actu !

Le Liban à Venise : Autour de l’arbre; l’espace public

Récit
La Rédaction , le 28 juin 2016
Le fondateur de l'agence d'architecture 109 architectes et son équipe représentent le Liban à la biennale d'architecture Lire la suite

Le fondateur de l'agence d'architecture 109 architectes et son équipe représentent le Liban à la biennale d'architecture de Venise. Empreint des problématiques liées à l'espace public au pays du cèdre, celui-ci invite les visiteurs à planter des arbres aux quatre coins du monde afin d'initier la création d'un espace de vie collective.

  -30007-SECRET garden
Secret garden © 109 architectes
  Au Liban, depuis la fin de la guerre, une politique de reconstruction urbaine fait émerger des immeubles de manière anarchique, au détriment des espaces publics. Le film Beirut, the Space In Between Hope and the Public, par exemple, dresse le portrait de politiques publiques prônant une densification urbaine et une privatisation de l'espace public, à l'origine d'une nouvelle forme de militantisme.  
  Youssef Mallat et son équipe sont des fervents défenseurs de l'architecture de l'avant-guerre et de (feu) la planification urbaine. L'édition Reporting from the front (Nouvelles du front) de la biennale de Venise représente pour eux un moyen de défendre des valeurs spatiales mises en péril par le contexte politique libanais. C'est à travers une installation interactive que les architectes transmettent leur message.   BIENNALE-1
Note for a tree, biennale de Venise
  Du 28 mai au 26 novembre, chaque visiteur peut retirer des enveloppes contenant une graine de cèdre ou de pin qu'il est invité à semer, puis à géolocaliser. Simultanément, un marqueur du lieu où poussera l'arbre apparaît sur le planisphère projetée à la biennale.     "Notes sur un arbre" est une commémoration des espaces publics perdus du Liban explique l'architecte sur son site. "Notes sur un arbre aborde le rôle de l'architecte dans des pays comme le Liban, où les développeurs dictent souvent la planification urbaine. L'agence utilise ses propres projets comme exemples de réussites ou d'échec dans la préservation de l'espace public, symbolisé par la présence d'arbres spécifiques. Certains arbres ont été sauvés, d'autres perdus, mais chacun représente l'histoire d'une communauté et la mémoire collective."   En illustrant son installation de combats menés à l'échelle de l'arbre, l'architecte met en perspective toute la vie d'un quartier, ses habitudes, son histoire, sa mémoire. Habitué à être à couteaux tirés avec ses clients afin de conserver un arbre lorsqu'il confère une ombre indispensable aux chauffeurs de taxi ou lorsqu'il abrite des bancs abritant les habitudes du quotidien, Youssef Mallat défend que l'arbre cristallise l'essence des lieux, qu'un architecte ne peut se permettre de détruire d'un coup d'engin.   Arbre créateur d'espace, arbre porteur de mémoire collective. Leurs graines sont a vous. Il n'y a plus qu'à choisir le lieu !      

Pas de commentaire.

LAISSER UN COMMENTAIRE


CAPTCHA Image
Reload Image