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Le vélo, ce formidable outil qui émancipa les femmes

Brève
La Rédaction , le 29 juillet 2015
Quand le vélo commence à conquérir le cœur des femmes, dès 1860, les scientifiques pensent qu'il représente un danger pour leurs organes reproducteurs. Il se révèle finalement un formidable outil d'émancipation.

Article original de Leïla Marchand intitulé "Le vélo, l'invention qui émancipa les femmes" et publié sur le site Slate.fr

   

Images publicitaires pour les cycles Falcon et Peugeot | Wikipédia/Falcon & Peugeot. 

 

  En 1896, la militante des droits des femmes américaine Susan B. Anthony eut ce mot: «La bicyclette a fait plus pour l'émancipation des femmes que n'importe quelle chose au monde. Je persiste et je me réjouis chaque fois que je vois une femme à vélo.» Aussi surprenante que peut être cette affirmation en 2015, dans les années 1890, le vélocipède –c'est ainsi qu'on l'appelle alors– vit son âge d'or. Tout le monde s’intéresse à «ce merveilleux véhicule qui donne à l’homme la vitesse du cheval», comme on peut le lire dans cette revue de 1894. Et ce sont surtout les femmes qui vont ouvrir leur horizon grâce à lui.

Accessoire de mode des riches Parisiennes

  Ce sont les femmes des milieux aisés qui, les premières, vont enfourcher une bicyclette. Elles ne testent pas la draisienne, cet ancêtre du vélo qui existe depuis 1817, non, trop vétuste. Elles vont attendre l'invention de la pédale et des pneumatiques dans les années 1860. Là, le vélo devient l'accessoire à la mode, le signe de l'élégance. Une véritable «vélocipédomanie» s'empare des milieux huppés de la capitale. Dans cette France du Second Empire, où Victor Hugo publie tout juste Les Misérables et où Haussmann façonne l'architecture du Paris d'aujourd'hui, le vélo est associé à un idéal de modernité. Les Parisiennes font du vélo au Bois de Boulogne ou dans des manèges et lisent Le Vélocipède illustré. Cette revue arbore d'ailleurs en première page une illustration de femme à vélo (et en tenue d'homme), faisant voler au vent le drapeau du progrès.  

Une du 1er avril 1869 du Vélocipède illustré | Michel delmotte via Wikimedia Commons License by

Une du 1er avril 1869 du Vélocipède illustré | Michel delmotte via Wikimedia Commons 
     

Crainte de l’infertilité… ou de la volupté

Cette liberté de pédaler n’était pourtant pas gagnée d’avance: faire du vélo n’est pas tout à fait une chose convenable pour une femme à l’époque. On peut lire dans une revue scientifique de 1894 que, «si la culotte donne à la femme ce petit air cavalier qui n’est pas incompatible avec la pratique du vélocipède, elle lui enlève une partie de sa grâce, et sur ce point, la femme, la vraie, saura toujours se reprendre».

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