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Les endroits où se déconnecter en ville

Brève
La Rédaction , le 11 mai 2017
Au cours de cette période électorale que nous venons de clôturer, chacun des programmes évoquait ce besoin d’”inclusion numérique”, qui consiste à assurer la couverture territoriale en réseau téléphonique et internet. Aujourd’hui en France, 20% de la population est coupée des nouvelles technologies par contrainte, ou par choix. On parle alors d’une “fracture numérique” qui s’établit sur notre territoire.
Internet et les nouvelles technologies en général ont envahi notre quotidien pour le simplifier. En effectuant nos achats sur internet, en établissant notre itinéraire sur notre smartphone ou en réservant notre billet de train en ligne, nous gagnons du temps. Pourtant, de plus en plus de mouvements s’initient à travers le monde pour “déconnecter”. Ils sont impulsés par un besoin double : celui de reposer notre cerveau et celui de revenir à des expériences réelles.

A l’ère du numérique, nos villes sont entièrement couvertes en réseau internet. D’ici peu, même le métro parisien devrait offrir à ses voyageurs une connection 4G. Les instants de pause numérique en ville ne sont donc plus subis, mais doivent être voulus. Pour cela, diverses initiatives voient le jour. Nous vous proposons un tour d’horizon des premières pratiques urbaines de la déconnexion voulue.


Les défis entre amis pour apprendre à déconnecter


Vous aussi vous en avez marre de parler à vos amis pendant que vous leur parlez ? Mais en même temps, quand votre écran s’allume, vous ne pouvez résister à la tentation de regarder votre écran ?

Aux Etats-Unis, la tendance du “phone stacking” est néée. Le principe est simple. Tous les membres d’un groupe posent leur téléphone en tas au centre de la table. Si l’un des invités prend son téléphone, il paye l’addition. Si tout le monde parvient à se passer de son téléphone, la note est divisée de manière équitable.


Les endroits où se déconnecter en ville digital detox


Au Liban, c’est le directeur du restaurant Bedivere à Beyrouth qui voulu inciter ses clients à “déconnecter”. Si vous remettez votre téléphone au maître d’hôtel avant de vous installer, une remise de 10% est effectuée sur votre note.


Des événements qui favorisent les expériences réelles



Les endroits où se déconnecter en ville digital detox

Dans plusieurs villes, des collectifs mettent en place des soirées “digital detox”. Des afterwork sont organisés sur la thématique de “débranché digital détox”, “venez profiter de vos amis ! Au cœur de ces soirées, jeux et animations sont proposées. Vous pouvez aussi simplement vous asseoir prendre un verre. Si le mot d’ordre est “déconnexion”, rien ni personne ne vous y contraint. Cela relève de votre libre arbitre.

Si des jeux ou actions volontaristes et ponctuelles voient le jour, il faut bien avouer que pour le moment, les lieux de déconnexion en ville sont assez rares. Même si cela semble contradictoire avec la ville intelligente et connectée, garantir une offre spatiale de déconnexion en ville ne serait-il pas un moyen de conserver une valeur humaine à nos smart cities ?


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1 Commentaire

  1. Ah le bon temps des cabines téléphoniques … pourquoi ne pas les réhabiliter en cabines numériques ?
    De la pause à la pose, ces piétons qui marchent le nez rivé sur leurs smartphones ou s’arrêtent n’importe où pour téléphoner sont in-urbains !
    Dans la ville accessible, la notion de “cheminement piéton” ne concerne pas que les PMR mais bien tous les chemineurs, donc la pause en dehors du cheminement …

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