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Les rencontres #Street-artistiques de Miss Acacia : Stéphane OPERA, une vision futuriste et abstraite du monde moderne

Billet
Miss Acacia , le 18 mai 2016
  L ‘artiste auquel je consacre ce nouveau portrait vient tout droit du graffiti. Il a un univers Lire la suite
Couv OPERA  

L ‘artiste auquel je consacre ce nouveau portrait vient tout droit du graffiti. Il a un univers bien à lui dans lequel il joue avec la typographie et les formes géométriques. Retenez bien son nom : il s'appelle OPERA.

  Nous nous sommes rencontrés à l’occasion de son expo « Interférences », en duo avec Taroe. Il m’a alors expliqué son travail en solo mais en même temps au sein d’un trio d’amis artistes (Taroe et Grems). J’ai eu envie de parler de lui et de son travail pour partager avec vous ce coup de cœur.  

Un pseudo issu de la culture graffiti

  Stéphane Opéra a fait ses armes dans le graffiti traditionnel à partir de 1998. Il prend alors comme pseudo STARONE. Le pseudo est un passage obligé car les graffeurs réalisent des œuvres pas toujours (rarement ?) légales et il est donc plus facile de peindre sous un pseudo. C’est également une signature, un moyen de se créer un personnage, un univers bien à soi. Il en changera en 2006 pour devenir OPERA.   Il a connu le graffiti dans la rue par l’intermédiaire d’amis. A l’époque il faisait souvent du skate et cette passion le faisait beaucoup bouger, toujours à la recherche de « spots » intéressants. Un jour il a « mis les mains dedans » pour aider des copains sur un mur. Le « virus » a agi immédiatement ! Très vite il a troqué son skate contre quelques bombes de peinture.   Pour lui, le graffiti c’était partager une passion avec des amis comme d’autres le font avec le sport ou comme il l’avait fait avant avec le skate. Et puis, le graffiti c’est la « liberté ultime ». Quand il dessine sur un mur il « s’évade en grand format » et cela lui procure des sensations indescriptibles qu’il n’a jamais ressenties ailleurs !  

Aller au-delà de l’habituel lettrage

  Quand OPERA a commencé, il voyait la rue comme une immense toile, un immense support de communication sur lequel il pouvait s’exprimer. Le but était seulement de se montrer, de mettre en avant son nom ou son style pour essayer de se faire une place dans ce milieu. Pour ça, il fallait toujours faire plus et mieux. Pour se faire remarquer, il guettait la moindre place disponible sur les murs qui longent la ligne A du RER pour venir y peindre son nom.   Et puis avec le temps et la maturité, il a évolué. Il a commencé à chercher des terrains insolites, des lieux abandonnés, chargés d’histoire et vierges de tout graffiti. Cela lui a permis d’enrichir sa peinture et son travail avec une composition photographique plus élaborée.  
Lorsque l'on a peint son nom des centaines de fois, on recherche davantage d'originalité.
  Il voulait aller au-delà de l’habituel lettrage, pour que la peinture puisse évoluer et interagir avec le milieu dans lequel elle est faite.  

Une vision futuriste et abstraite du monde moderne

  L’abstraction tient une grande place dans les œuvres d’OPERA et son métier de designer graphique l’a beaucoup aidé dans ses recherches artistiques personnelles. Depuis l’enfance il est passionné par le travail de la forme et de la couleur. La composition au sens large et la recherche des équilibres sont les choses les plus importantes dans son travail.   Comme beaucoup d’artistes de sa génération, il a été influencé par la culture télévisuelle et les codes graphiques de années 80-90. Mais aujourd’hui ses inspirations sont devenues bien plus vastes. Ses œuvres sont le résultat d’une « grande boulimie » pour le design et l’art en général. Avec une passion particulière pour le constructivisme et cubisme. L'architecture l'inspire également de plus en plus, avec de grandes écoles comme le Bauhaus par exemple.   Depuis des années ses « outils » sont la peinture traditionnelle comme l’acrylique ou la gouache, et grâce à son expérience de graffeur il maitrise également les aérosols. Depuis quelques temps, il a découvert le collage et expérimente chaque jour de nouvelles choses. Il est très attiré par la sculpture et le travail du bois et a vraiment envie d’aller plus loin dans ce domaine. Il a d’ailleurs réalisé une très belle sculpture en bois à l’occasion de son exposition Interférences.   OPERA ne cherche pas à passer un message mais plutôt à transmettre ses émotions ou ses états d'âmes. Après, libre à chacun de voir ce qu'il croit reconnaître, et il laisse l'imaginaire du public faire son oeuvre.    

Un studio de création graphique

  Passionné de graphisme et de design, il a fait des études de communication à Paris. Après avoir obtenu un diplôme en communication visuelle, il travaille comme graphiste freelance pendant 2 ans avant d'ouvrir une agence, 2HS DESIGN, avec 2 associés en 2008. Cette aventure se termine en 2014.   Mais c’est pour se lancer dans une autre. La création du studio Anyway avec les artistes Grems et Taroe. Tous les trois, bien qu’ayant chacun une identité artistique très personnelle, se suivent et collaborent régulièrement depuis 2005. Forts de cette amitié et de cette collaboration, ils développent aujourd’hui des projets créatifs tout en continuant leurs carrières d’artistes. Retrouvez l'ensemble du travail d'OPERA sur son site. Ou ici avec ces quelques images.   portrait-0   portrait-01   portrait-02   portrait-03   portrait-04   portrait-05   portrait-06   portrait-08

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