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Promenades avec Oscar Niemeyer, le bonheur est dans la courbe

Brève
La Rédaction , le 17 mai 2017
“L’architecte s’il aime sa profession ne trouve que du plaisir à faire des projets et à les réaliser, à chercher des solutions nouvelles. C’est comme cela que j’entends mon métier d’architecte.”
C’est certainement une des phrases qui caractérise le plus l’architecte-sculpteur Oscar Niemeyer. Sculpteur car il fait émerger des formes inédites au coeur de l’espace urbain, notamment au Havre, ville pour laquelle il est le plus souvent reconnu. Agressif ou poétique, les réalisations de l’architecte ne laissent pas indifférent.

Son regard sur l’architecture est un choc avant-gardiste dans les courbes du temps et de l’espace, un tremplin du béton pour un monde nouveau, et un humanisme en marche.

Oscar Niemeyer a jeté les bases d’un art différent, en ce sens qu’il est en devenir : “L’architecture qui regarde derrière elle, qui essaie de trouver dans le passé des solutions pour aujourd’hui, cette architecte-là se trompe.” Travailler, oeuvrer, n’est pas seulement une traduction esthétique d’une technologie sans cesse actualisée mais consiste aussi à faire l’Histoire pour Oscar Niemeyer, à transmettre au spectateur un engagement social et culturel : éviter à l’homme une société molle et un état d’esprit décliniste.

Promenades avec Oscar Niemeyer, aux éditions Petit à Petit, dresse ainsi le portrait d’un homme, acteur de son époque et créateur de courbes. Un hommage rendu par Danielle Knapp au célèbre architecte et à sa ville d’adoption, le Havre.

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