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Expo
La Rédaction , le 23 octobre 2019
L'exposition "Les lumières de la ville - vivre à Besançon au XIXe siècle" se déroule aux archives municipales de Besançon du 5 octobre au 16 novembre 2019. Grâce à elle, découvrez quelle était la vie des Bisontins entre 1815 et 1914. Une vie bien différente de la nôtre.
comment vivions-nous à Besançon, au XIXème siècle ?

Entre Stendhal qui décrivait la cité bisontine d'une manière positive et Balzac qui l'avait élue capitale de l'anti-progrès, on ne sait plus trop quoi penser de Besançon au XIXe siècle. Grâce à une intéressante exposition qui a lieu entre le 5 octobre et le 16 novembre aux archives municipales de la ville, on découvre le quotidien des habitants, les particularités de cette cité d'environ 50 000 âmes, ses atouts économiques mais aussi ses particularités et ses histoires insolites.

Avant tout ville militaire, Besançon voit défiler au fil de ce siècle de transformation les garnisons. En juillet 1870, la ville compte près de 4 800 militaires, ce chiffre grimpant à 7 000 à la veille de la Première guerre mondiale. Cela va évidemment façonner la ville et plus particulièrement l'urbanisme de la cité comtoise, mais aussi la vie quotidienne de ses habitants. Pour exemple, la prostitution y est plus développée que dans bien d'autres villes. La rue Sachot, rebaptisée depuis rue du Séchal, dans le quartier Battant, concentre une bonne partie des maisons closes. Au total, on en compte alors onze.

L'industrialisation n'épargne pas Besançon, autrefois ville cantonnée à la boucle et dont la banlieue est essentiellement composée de fermes disséminées dans les différents quartiers tels que La Bouloie, Saint-Ferjeux ou encore Les Cras. Les usines s'installent peu à peu au milieu du 19ème. Les plus grandes restent aux alentours du centre et les plus petites investissent le coeur de ville, emmenant avec elles une nouvelle forme de pollution dont le Doubs se trouvera rapidement victime.

Pour la municipalité, l'enjeu est de taille à cette époque : rendre la ville salubre, malgré le manque de fonds publics. De généreux et richissimes donnateurs tels que Veil-Picard, Bersot ou encore Midol permettront à Besançon de se munir d'équipements tels qu'une crèche ainsi qu'une école laïque pour les jeunes filles ou encore d'aménager une partie des quais et d'agrandir la promenade Granvelle.

Plus d'informations ici.

2019-11-15

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