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Jean-Louis Borloo, l’ancien ministre de l’écologie en a fait son combat il y a de cela maintenant plusieurs années. Pour lui, « avec l’énergie en Afrique, c’est la démocratie et la paix qui se joue. »
 

Et pour ce projet, quand bien même il ne s’agit pas forcément de l’Afrique, ses jeunes concepteurs ont bien compris qu’il se joue là un sujet fondamental et parfois d’urgence sanitaire pour des personnes démunies et parfois forcées à l’exil. Ce projet, n’est autre que Zephyr Solar, il s’agit de ballons photovoltaïques flottant dans l’air et qui seront censés remplacer les groupes électrogènes bruyants et polluants que l’on trouve dans les camps de réfugiés.
 

La start-up développée par Julie Dautel et Cédric Tomissi a été montée il y a maintenant presque deux ans, avec l’objectif de développer des kits photovoltaïques ultras-légers, qui seront à la fois pliables et aériens et qui pourront alors électrifier des camps parfois isolés du reste de la ville. nom
 

Tenant compte de la très grave situation humanitaire de ce pays virtuel qui abrite 17 millions de déplacés et migrants et que la journaliste Anne Poiret a nommé « Réfugistan », Julie Dautel et Cédric Tomissi ont fait le constat que le besoin le plus urgent des ONG et associations de terrain se situaient sur un accès fiable à l’électricité.
 

Aujourd’hui, l’électricité n’est présente dans les camps de réfugiés que par l’apport des groupes électrogènes qui restent assez peu fiables et se révèlent extrêmement polluants car fonctionnant au gaz, au diesel ou à l’essence. De plus, de tels dispositifs sont très peu résistants à la pluie et aux inondations alors qu’ils sont essentiels surtout durant ces périodes où les soins sont parfois une nécessité vitales pour les populations de ces camps.
 
 


 
 

C’est en tenant compte de toutes ces raisons, que la startup Zephyr Solar a souhaité mettre au point des ballons photovoltaïques, flottant au-dessus des camps de réfugiés. La partie haute de ces ballons seraient recouverts par des panneaux photovoltaïques qui permettront d’accumuler 15 kilowattheures d’électricité par jour soit le besoin équivalent pour une quinzaine de tentes. L’énergie serait ainsi accumulée dans des batteries maintenues au sol et reliées par un cable jusqu’au ballon flottant au dessus d’elles.
 

kitenergetique
 

technologieinnovante

 

Pour l’équipe de Zéphyr Solar, il s’agit donc surtout de pouvoir apporter une aide concrète au secteur de l’humanitaire d’urgence, mais la start-up compte expérimenter ses premier prototypes dans des festivals.
Aujourd’hui, les deux fondateurs de Zéphyr Solar, travailent encore à l’aémélioration de leur idée, mais ils viennent tout juste de recevoir un prix de la Semaine des solutions, organisé par Reporters d’espoir.
 

Pour en savoir plus sur Zéphyr Solar