Face aux coûts d’immobilisation des terrains et immeubles vacants, les initiatives d’urbanisme transitoire se multiplient depuis trois ans, favorisant la participation des usagers au projet final.

 

Les anciens entrepôts du Printemps et la ZAC Alsthom Confluence à Saint-Denis ; la halle Papin à Pantin ; la friche Miko sur le canal de l’Ourcq ; le dépôt ferroviaire de la Chapelle dans le 18e à Paris ; les halles et hangars de l’île de Nantes ; le terrain vague Foresta au nord de Marseille… autant d’espaces en déshérence, convertis en terrains artistico-festifs, lieux d’expositions, de concerts, en bars buvettes, espaces de coworking, fermes urbaines, incubateurs, ateliers d’artistes… Des squats ? Non, des occupations tout à fait légales, dont certaines sont devenues des adresses très prisées.

De plus en plus d’usines désaffectées et de bureaux vides sont loués à des occupants temporaires, moyennant un bail dérogatoire ou une convention d’occupation temporaire. « Ce phénomène d’urbanisme transitoire se développe de façon institutionnelle, encadré et visible », observe Cécile Diguet, urbaniste qui étudie le sujet à l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de l’Ile-de-France (IAU IF). Rien qu’en Ile-de-France, 62 sites éphémères ont éclos depuis 2012. La région a même décidé de soutenir ces initiatives, et lancé un appel à projets.

Crédits photo : NICOLAS HOFFMANN

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