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Après les « smartcities », peut-on parler de « smart-campagne » ?

Billet
LDV Studio Urbain , le 11 avril 2018
À mesure que les années défilent, les villes deviennent plus intelligentes, plus connectées, plus « smart ». Et si l’imaginaire collectif de la plupart des citoyens peint un portrait plutôt futuriste de ce que l’on appelle une « smartcity », il s’avère en réalité que l’intelligence d’un territoire ne se résume pas simplement à une connexion à un très haut débit, ou au simple fait de développer fortement les réseaux Internet dans la ville. La notion de smartcity cache en effet des processus largement plus globaux, intégrant un grand nombre de dynamiques urbaines. On parle de villes intelligentes, mais qu’en est-il donc des territoires ruraux ? Peut-on aujourd’hui parler de « smart-campagne » ou même de « smart villages » ?
Qu’est-ce qu’une « smartcity » ?

Bien souvent dans le langage courant, le terme de plus en plus utilisé de smartcity fait écho à une grande ville, à une métropole qui se trouve à la pointe de la technologie. Elle apparaît également comme le synonyme d’une réelle avance technique en matière de connectivité à Internet, de réseaux intelligents et de haut débit notamment. Encore trop souvent, la « ville intelligente » est perçue comme une cité à la limite de la science-fiction, presque une cité futuriste que l’on pourrait facilement retrouver dans les films tels que Minority Report ou le Cinquième Élément…

Si Tom Cruise et Bruce Willis déambulent effectivement dans des villes ultra-connectées et ultra-intelligentes, cette notion de réseaux numériques hyper développés ne suffisent pas à constituer ce qui est aujourd’hui appelé une smartcity : ce terme cache en réalité un aboutissement bien plus subtil qu’une bonne connexion à la 4G.



Par les adjectifs « smart », « intelligente », on comprend que la ville doit avoir une vision à la fois très globale mais aussi très fine sur les enjeux urbains. Bien sûr, le principe de création, de collecte et de traitement de grandes bases de données semble être dans ce contexte inéluctable afin de devenir « intelligente ». Mais ces big datas doivent pouvoir se mettre au service des citoyens, des habitants de la ville et de son développement. Cela signifie qu’être « smart » implique d’être connecté, mais surtout de savoir adapter l’usage des technologies dans le but de répondre aux besoins de la population locale. Il y a donc une interaction systématique et continue entre les besoins de chacun, les consommations et les modes d’habiter la ville de tous les citadins concernés.

Si les données créées sont pilotées par les différents services de la ville, c’est en revanche à travers une action citoyenne que l’intelligence collective pourra être mise au profit de l’urbain ; un territoire ne peut être « smart » que s’il intègre ses habitants dans l’ensemble de ses projets et dans la globalité de sa gestion.

À Los Angeles par exemple, la collecte des déchets est largement optimisée grâce à la présence dans certains conteneurs et poubelles de capteurs permettant d’indiquer un récipient rempli d’ordures et qu’il est temps de vider. Les trajets des éboueurs en deviennent ainsi bien mieux adaptés et les coûts de gestion diminuent. Certaines entreprises proposent également à des particuliers ce type d’élément connecté qui permet de tendre vers une ville plus propre, mieux optimisée grâce à l’ensemble des données récoltées et analysées.



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