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Dystopie : La ville de York imaginée comme une sucrerie Nestlé

Arts urbains

La Rédaction , le 20 novembre 2018

Dystopie : La ville de York imaginée comme une sucrerie Nestlé


La ville anglaise de York est transformée par l'architecte Elliott Bishop en une fabuleuse sucrerie Nestlé géante, dans une Grande-Bretagne post-Brexit.

Les images peuvent vous faire rêver, en vous plongeant dans un univers verdoyant et rétro, mais pourtant elles donnent à voir un véritable cauchemar dystopique. Vous rappelez-vous de Buy N La, l'entreprise omniprésente du dessin animé Disney Wall-E ? Remplacez maintenant cette firme par le géant et bien réel Nestlé. Bienvenue dans le scénario imaginé par Elliott Bishop, diplômé de l'école d'architecture de Bartlett.

Nestlé & York : Une utopie d'entreprise dystopique


C'est en effet l'idée envisagée par l'architecte Elliott Bishop : un récit édifiant où la ville devient une zone économique privée et politiquement autonome. La multinationale suisse, déjà fortement présente sur le territoire de York, y contrôlerait désormais la gouvernance, le logement, les habitudes alimentaires des habitants...

Poussant l'idée du paternalisme des industriels du 19ème siècle à son extrême, Elliott Bishop décrit sa thèse comme "un récit satirique d'une fabrique de confiseries à taille humaine, critique de la privatisation des villes, où les plus grandes infrastructures d'entreprise contrôlent notre emploi, notre gouvernance, notre logement et notre nutrition".

En apparence douce, la ville se révèle peu à peu sous son jour le moins favorable : "une utopie d'entreprise dystopique, dont la façade est d'une douce respectabilité". Inspiré du roman de Francis Scott Fitzgerald The Great Gatsby, le projet de Bishop associe les personnages du célèbre conte à cette ville fictive gérée par Nestlé : "L’histoire a été interprétée comme une critique du capitalisme et du paternalisme moderne des villes d’entreprise, décrite entre les relations de Gatsby, dépendant, représenté comme les employés, à son amour égoïste, Daisy, la société".

Parmi les éléments distinctifs du plan "d'urbanisme" de l'usine, on retrouve au centre, une cathédrale en chocolat à plusieurs niveaux, directement inspirée et basée sur l'enfer de Dante, avec comme base un abattoir, véritable "cathédrale du capitalisme" et siège du gouvernement.

Finalement, en décrivant un tel projet, on ne peut s'empêcher de se demander : "La privatisation des villes est-elle une bonne chose pour la société ?".

Un projet à découvrir également sur son site internet !

dystopie_nestle_bishop 

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Découvrez dans un tout autre registre, la ville utopique imaginée par Luc Schuiten.





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