Dans cette optique, Vienne se pose en exemple concernant la planification de ses espaces publics. La ville développe en effet depuis 2000 une stratégie concrète de « gender mainstreaming », qui favorise la construction d’une ville inclusive. Ce concept désigne, d’après le Groupe de spécialistes pour une approche intégrée de l’égalité du Conseil de l’Europe, « la (ré)organisation, l’amélioration, l’évolution et l’évaluation des processus de prise de décision, aux fins d’incorporer la perspective de l’égalité entre les femmes et les hommes dans tous les domaines et à tous les niveaux, par les acteurs généralement impliqués dans la mise en place des politiques ».

Cela signifie que la capitale autrichienne analyse en amont les besoins et les demandes de chaque citoyen en matière de services publics, en y intégrant systématiquement la question du genre. Depuis 2006, une nouvelle étape est venue concrétiser encore plus précisément cette volonté de construire une ville partagée. Depuis 12 ans donc, Vienne intègre ce que l’on appelle la « budgétisation des genres » dans son processus de développement : « Quel budget sera destiné à quel sexe ? ». Cette stratégie permet de bien mieux équilibrer les dépenses publiques en matière d’équipements urbains, afin que femmes et hommes puissent profiter de la ville de manière égale.

Et comme ce genre d’inégalités commence dès la cour de récréation, certaines écoles viennoises proposent par exemple une éducation engagée en ce sens, en présence d’enseignants des deux sexes. Quant aux activités proposées, elles sont sélectionnées afin de dépasser les stéréotypes que les enfants se forgent très tôt et d’éviter les rôles généralement caractéristiques d’un sexe ou d’un autre.

L’existence d’une véritable réflexion en amont de la construction de la ville en faveur de la mixité sociale permet à terme de mieux partager les espaces publics. Vienne l’a bien compris, et n’hésite pas à investir l’ensemble des domaines urbains, depuis l’éducation et la sensibilisation jusqu’à celui de l’accès à la santé par exemple. En bref, il ne s’agit ici plus de rendre la ville aux femmes, ou aux populations jusqu’alors mises de côté, mais bel et bien de permettre à tou·te·s les habitant·e·s de partager ensemble une ville bien plus agréable à vivre !

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