Juste avant que le soleil ne se couche et que les rues soient plongées dans le noir, de fidèles sentinelles veillent sur la pénombre de nos villes. À l’heure-dite du crépuscule, les lampadaires si précieux s’illuminent et maintiennent à nos rues leur caractère chaleureux et rassurant. Ces soldats fidèles au poste font partie de ces lumières de la ville qui nous sont bien agréables et parfois indispensables.

Accrochés aux murs, suspendus à un fil, vissés au haut d’un poteau, les lampadaires des villes possèdent de multiples formes. Modernes, anciens, artistiques ou fonctionnels, les lampadaires aux mille visages font désormais partie de nos habitudes de citadins, tant et si bien qu’on ne remarque parfois même plus lorsqu’ils se mettent en marche. Leur activation grâce à l’électricité est aujourd’hui automatique. Elle est parfois même facilitée par des photodétecteurs qui captent la baisse de luminosité pour se mettre en marche et le lever du soleil pour s’éteindre. Pourtant, il n’en fut pas toujours ainsi.

Bien avant que l’électricité n’existe, les lampadaires, eux, étaient déjà sur pieds. Leur nom provient d’ailleurs de la mythologie grecque « lampade », les lampades étant des nymphes qui portaient des torches lumineuses. L’éclairage public et son symbole ne date donc pas d’hier.

Dans le si célèbre Petit Prince, il est une planète minuscule découverte par le jeune héros, où un monsieur allume et éteint sans arrêt le réverbère dont il a la responsabilité. Cet allumeur de réverbère que décrit Saint-Exupéry, il en exista en Europe jusqu’à il y a peu de temps.

lampadaires - allumeurs de révérbères

Allumeur de réverbères dans les rues de Londres dans au début du 20e siècle. – Inconnu ©via Wikipédia

Les premiers éclairages publics, en France, remontent au XIIIème siècle, sous le règne de Saint-Louis. Pour lutter contre l’insécurité, ce dernier émet l’ordre que chaque propriétaire éclaire sa façade « à l’aide d’un pot-à-feu » sous peine d’amende. C’est ainsi que les premiers lampadaires vont naître. D’abord aux fenêtres des habitants, puis dans la rue et alimentées par l’Etat, les chandelles seront de rigueur pendant très longtemps, avant d’être remplacées vers 1750 par des lampes à huile. Rapidement, on innova dans un éclairage au gaz. Ce n’est que vers 1880 que l’électricité s’imposa dans l’éclairage public, signant la fin du métier d’allumeur de réverbère…

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