Entre l’augmentation des problématiques de trafic, les enjeux de densification et d’étalement urbain, mais aussi le changement des modes de vie, comment se transforment aujourd’hui les banlieues de Melbourne ? En quoi cela nous éclaire sur les enjeux actuels des “suburbs” à l’anglo-saxonne ?

Entre banlieues françaises et suburbia anglo-saxonne

Bien que les deux termes “banlieue” et “suburbia” définissent généralement le même type d’espace urbanisé, leur histoire et leur aménagement sont pourtant bien distincts. Rappelons dans un premier temps les définitions de chaque terme afin d’appréhender leur évolution de manière plus complète.

En France, nous qualifions de banlieue la ceinture urbanisée dépendant d’une ville centre. Selon les territoires, cette notion peut couvrir une grande diversité de morphologies urbaines, ainsi que des dynamiques territoriales locales. Riche de réalités diverses, la banlieue française est encore aujourd’hui seulement associée à un habitat collectif de grands ensembles d’après-guerre. Pourtant, il existe aussi des cités ouvrières d’habitat collectifs, anciennement destinées à rapprocher les lieux de production et les logements des ouvriers dans le cadre d’activités industrielles. Aussi, on retrouve des banlieues pavillonnaires, parfois surnommées cités-dortoirs, composées principalement, voire exclusivement, de maisons individuelles.

C’est sur le modèle du lotissement que se sont développés les suburbs anglo-saxons. Une typologie urbaine qui n’a cessé d’évoluer en France. À la fin du 19ème siècle, en quête de grandes demeures et de verdure, la classe aisée parisienne investit les marges de la capitale. Les lotissements bourgeois, à Maisons-Laffitte, à Neuilly ou encore à Raincy, se multiplient et structurent l’urbanisation de la banlieue parisienne. En période d’entre deux guerres, le lotissement se rend plus accessible à tous.  Mais le contexte de l’époque, rythmé par une crise du logement et une croissance démographique en banlieue, engendrent le phénomène des mal-lotis. Le lotissement n’est alors plus réservé à une classe sociale aisée et une offre, conséquente mais défectueuse, de logements se déploie à destination des classes populaires. Depuis les années 1960 jusqu’aux années 2000, on constate un nouvel essor du lotissement et la maison individuelle, notamment facilité par un retour des politiques du logement vers un modèle pavillonnaire.

Mais quant est-il pour les anglo-saxon ?

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