À la BOM (Bibliothèque d’Objets à Montreuil), les 3000 objets à partager présents sur le mur permettent de limiter la consommation tout en favorisant le lien social.  Il est également possible d’y faire recharger ses piles électriques usagées, enjeu de taille quand on sait que la plupart sont calcinées avant d’avoir atteint le terme de leur cycle de vie.  Enfin, elle comporte des espaces dédiés à des ateliers afin de réparer ses appareils électroménagers.

Cette initiative fait écho à nombre d’autres projets, tel que celui porté par Nous and co à Nantes, où une “boutique du partage” a vu le jour en 2018. Cette association s’appuie sur des dons de particuliers et, suite à une adhésion de 7€, les membres peuvent emprunter les objets dont ils ont besoin. 

Le principe est simple : emprunter au lieu d’acheter, comme avec un livre. En passant d’un prisme de service plutôt que de possession, on change notre rapport aux objets : avons-nous besoin d’un marteau ou seulement de planter un clou ? Apparu dans les pays anglo-saxons, le concept est arrivé en France en 2015, à Angers, et continue d’essaimer à travers le monde. 

Son succès s’explique par le fait qu’il répond à la fois à la crise sociale et à l’urgence climatique. Face à la limitation des ressources, le progrès est aujourd’hui perçu au sein d’initiatives qui permettent de consommer au mieux et non au plus. Ces tiers-lieux étendent les cercles sociaux primaire et secondaire à une tout autre échelle, où chaque membre devient comme un proche à qui on demande un service. Bien que prêter ses biens à des inconnus puisse paraître peu rassurant, les bibliothèques d’objets constituent des plateformes intermédiaires fiables entre particuliers. Les associations vérifient que l’objet emprunté correspond à l’usage que souhaite en faire l’individu, ainsi que son état à son retour. Les valeurs de solidarité et de partage véhiculées dans ces milieux participent également au bon fonctionnement du circuit et finissent par créer un lien de confiance solide au sein de la structure. Enfin, les ateliers matérialisent les rencontres et les bonnes ententes. 

Finalement, on peut dire que les bibliothèques d’objets inventent une nouvelle forme de sociabilité à l’aune de la surconsommation des biens et des services marchands.  

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