Le XXᵉ siècle a profondément modifié les manières de construire. Les logiques locales et frugales encore essentiellement à l’œuvre à la fin du XIXe siècle ont peu à peu été transformées par une approche bien plus mondialisée et une course effréné à la production de masse dans un temps toujours plus contraint Mais pourquoi un tel décalage ? D’un côté, les différentes guerres mondiales ont exigé au secteur de la construction de s’adapter pour produire plus rapidement des bâtiments dans le contexte de la reconstruction du territoire. De l’autre côté, les progrès industriels ont permis l’apparition de nouveaux matériaux, dont le béton, qui a quant-à-lui permis de construire différemment, plus vite, plus grand.

Le monde de la construction soumis aux lois de la mondialisation

Aujourd’hui, le constat est clair. Comme la grande majorité des secteurs, celui de la construction s’est pris au jeu de la mondialisation. Cela a entraîné une uniformisation des modes constructifs à l’échelle planétaire, perdant peu à peu le génie local. On construit désormais de la même manière, avec les mêmes matériaux, en France qu’en Asie ou encore en Amérique. Cela implique une production intensive des matériaux de construction (béton, isolants…) et de finition (colles, joints, menuiseries…), souvent dans les pays où les ressources sont nombreuses et la main d’œuvre bon marché.

Un éloignement entre la production des matériaux et la construction finale qui amplifie largement l’émission de carbone du secteur. Car entre l’exploitation des matières premières (sable, eau et pétrole notamment), le transport des matériaux, les déchets de construction et sa participation à l’artificialisation des sols, le secteur du BTP tous les trois ans émet autant de CO2 que l’ensemble des autres activités sur terre en une seule année.

Cycle de vie du bâtiment (source E6) - « Construire mieux et moins cher, un rêve inaccessible ? »

Cycle de vie du bâtiment (source E6)

La mondialisation du secteur de la construction n’est pas pour autant gage de qualité. Certes, nous construisons plus vite des bâtiments plus grands, mais nous ne construisons pas forcément mieux. La standardisation des méthodes a largement uniformisé la production des bâtiments, atténuant la prise en compte des besoins locaux, des conditions climatiques ou encore des particularismes régionaux..

Le monde de la construction soumis aux crises

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