L’initiative déclenche un mouvement mondial : en quelques années, des centaines de villes reproduisent ces occupations temporaires de places de parking, donnant naissance à un réseau international de réappropriation citoyenne des espaces urbains. Aujourd’hui, ces aménagements éphémères accueillent une multitude d’activités : créations artistiques, ateliers de réparation de vélos ou encore débats politiques.
En invitant à remplacer l’usage dominant de la voiture dans les espaces publics au profit de pratiques artistiques, sociales et écologiques, ces micro-aménagements amènent à penser la ville, non pas comme un espace de transit et de circulation, mais comme un espace de rencontres et de convivialité. Ainsi, Park(ing) Day invite à réfléchir sur la fabrique urbaine : aménager une ville ce n’est pas simplement construire des infrastructures, mais c’est aussi concevoir des environnements hospitaliers, favorisant les interactions spontanées et la création de liens sociaux. L’urbanisme repose sur une responsabilité collective, celle de prendre soin de ses habitants.
Vingt ans après sa création, le mouvement a donné lieu à des aménagements durables sur d’anciennes places de stationnement, les «parklets», qui prolongent et concrétisent le projet. La transformation de ces occupations temporaires en installations pérennes montre que des formes d’aménagement légères, centrées sur les besoins quotidiens des habitants, sont à la fois possibles et souhaitées. Pour célébrer son 20ᵉ anniversaire en 2026, le Park(ing) Day lance un concours international de conception de parklets, invitant les citoyens du monde entier à prolonger cette dynamique et à transformer la façon dont nous partageons et habitons l’espace urbain. Si vous souhaitez en savoir davantage sur le concours : https://www.myparkingday.org.
Rédigé par Lucille Buraud



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