En partenariat avec les Hôpitaux Paris-Est Val de Marne et l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville (ENSA), les séances se déroulent au centre de jour l’Adamant et réunissent étudiants, patients, aidants et professionnels pour « penser l’espace à partir des plus vulnérables ». Une écoute in situ donc, au sein d’un lieu singulier, flottant en plein cœur de Paris, géré par une équipe de psychiatres, psychologues, infirmiers et éducateurs spécialisés.
Les formats sont particulièrement diversifiés : revue de projets d’une agence d’architecture adoptant le soin comme méthode ; témoignage intime d’un vécu qui mène à la fondation d’un lieu de soutien pour jeunes adultes atteints de troubles psychiques ; études sur notre rapport aux vivants dans la ville, sur l’importance des lieux dans nos offres de santé.
Coordonné par Éric de Thoisy, le cycle a été clôturé le 15 janvier dernier par une séance conclusive nommée « Psychoarchitectures », animée par Christophe Berdaguer et Marie Péjus, deux artistes qui développent une recherche plastique liée à l’architecture et qui s’interrogent sur les ponts entre espace physique et psychique.
Toutes ces rencontres et prises de parole ont permis de dresser une sorte d’inventaire non exhaustif de lieux mais aussi de méthodes pour prêter attention et prendre soin. Dans chacune des interventions se dessine un constat global : il paraît indéniable que l’espace doit se construire à partir d’histoires, de présences, de potentielles fragilités et qu’il peut devenir vecteur d’interaction, de quiétude comme d’exclusion.
Plus d’informations à ce sujet ici : https://chaire-philo.fr/architecture-et-care-annee-6/
Rédigé par Lola Roy



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