Leur parcours résidentiel débute généralement par un accueil censé être inconditionnel en Centre d’Hébergement d’Urgence, pour se poursuivre vers une résidence sociale ou un foyer de jeunes travailleurs, dans l’objectif d’arriver à l’obtention d’un logement social.

Ces premiers maillons de la chaîne résidentielle reposent bien souvent sur l’énergie et l’engagement d’organisations associatives. C’est le cas de BASILIADE, une association militante fondée en 1993, qui accompagne des personnes vulnérables face à la maladie, à l’exclusion et à la précarité vers un retour à l’autonomie. 

Cette structure mère est composée de plusieurs maisons, parmi lesquelles : 

  • Béranger qui propose des repas, des temps de convivialité et d’écoute à des personnes concernées par le VIH-SIDA ;
  • Maison des  F&Es qui accueille et accompagne des femmes et familles en grande précarité au sein d’hébergements d’urgence ;
  • Cuisines de Basile qui regroupe des personnes vivant en hôtel social et n’ayant pas accès à des équipements de cuisine dans un lieu solidaire de cuisine partagée ;
  • Escale, premier Centre d’Hébergement d’Urgence de l’association, inauguré en 2020, à destination de jeunes LGBTQIA+. 

L’Escale est issue des résultats d’une recherche-action menée par Noémi Stella, doctorante à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Sa thèse a notamment permis d’identifier de réels dysfonctionnements dans les dispositifs existants de mise à l’abri. Elle s’est également intéressée au croisement de vulnérabilités et à l’imbrication de discriminations et de soutiens spécifiques que peuvent rencontrer les bénéficiaires LGBTQIA+ exilés. 

Ces situations, particulièrement précaires, nécessitent des solutions sur-mesure, pour assurer le bon fonctionnement de leurs parcours résidentiels, pour faciliter leurs déplacements, pour mettre à leur disposition des espaces hospitaliers, accessibles et bienveillants.

Comme nous l’a partagé Zack, un jeune anciennement hébergé par l’Escale : 

Ce dont on a besoin c’est aussi de lien social. En arrivant à Paris, on cherche la sécurité d’un logement bien sûr, mais aussi des espaces de solidarité, de rencontres, dans lesquels des relations peuvent naître”.

Le CHU héberge aujourd’hui 48 jeunes installés en co-habitation dans 12 appartements en diffus à Paris et accueille environ 10 jeunes non-hébergé.es dans ses temps collectifs.


Rédigé par Lola Roy

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