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New Delhi : après la fête, l’asphyxie

Brève
La Rédaction , le 08 novembre 2018
La fête Diwali a battu son plein à Delhi hier ! Mais au réveil, l’épais brouillard grisâtre laissait flotter une atmosphère de fin du monde. La ville a atteint une quantitée supérieur à 1.000 microgrammes par mètre cube de particules fines alors que l’OMS recommande de ne pas dépasser les 25 par jour. Un réveil un peu brutal pour les habitants, provoqué par les nombreux pétards des fêtards.

Une ville connue pour sa pollution

La ville de New Delhi est connue pour être une des capitales les plus polluées du monde. Aujourd’hui, elle atteint son pic de pollution record de l’année avec un index de qualité de l’air qui atteint 574. Pas de quoi améliorer donc son image … Ce pic est d’ailleurs tellement haut que même les personnes en bonne santé risquent de souffrir de maladies respiratoires en cas d’exposition prolongée. Asphyxiée par la pollution, la ville doit son état aux festivités Diwali et au traditionnel lancer de pétards.

Même si ces pratiques festives sont pointées du doigts, les enjeux de la pollution vont bien sûr au-delà de ces incidents ponctuels. Des mesures comme l’interdiction de la circulation de camions de marchandises durant trois jours avait été mis en place suite à un précédent pic de pollution en septembre à Delhi. Les pics sont de plus en plus fréquents, ce qui nécessite un plan global regroupant toutes les mesures spécifiques avec des étapes bien définies pour répondre efficacement à l’aggravation de la détérioration de la qualité l’air. C’est ce que proposera bientôt the “National Clean Air Programme”, un plan consacré à la diminution de la pollution de 50% d’ici à 5 ans et qui devrait être présenté au mois de décembre par le ministère de l’environnement. En attendant, Delhi suffoque et les conséquences de la pollution prennent de plus en plus d’ampleur.

Limiter les pics de pollution devient un enjeu clé de la ville pour prévenir des problèmes de santé graves, notamment pour les personnes à la santé fragile (asthme, mucoviscidose) mais aussi pour ne pas bloquer la vie quotidienne en fermant les écoles ou en restreignant l’activité qui a lieu en extérieur.

Car malheureusement, même en dehors des fêtes religieuses, la pollution de la ville reste démesurée. Bien que l’air semble à peu près respirable et que la vie puisse relativement reprendre son cours normal, des externalités négatives se font ressentir dans le temps et provoque des ruptures dans les activités économiques. Les maladies progressent et des personnes peuvent souffrir de difficultés au quotidien et d’autres même être en incapacité de sortir ou de travailler. Les enfants, très touchés, sont alors dans l’incapacité de grandir normalement. La pollution quotidienne limite ainsi la vie en extérieur. Un parent de New Delhi raconte à propos de ses enfants: “Il m’arrive aussi de les obliger à rester à l’intérieur plutôt que de jouer dehors. Je ferme les fenêtres et on reste tous ensemble à la maison, à discuter et jouer à des jeux de société.

Quelles solutions ?


Alors que faire dans une ville très dense, surpeuplée et ultra-polluée dont les mesures peinent à être mise en place ? Pour le cas spécifique des fêtards qui ont fait fi de la réglementation, la police en a interpellé 300. Mais y aura-t-il des effets? Les politiques sont-elles efficaces ou se contentent-elles de mesures encore trop limitées ?

De leur côté, le studio d’architecte Znera à Dubai proposent un projet pharaonique de tours pour aspirer l’air polluée à l’aide de vastes grilles de filtres: “The Smog Project”. Des projets encore lointains mais qui signalent l’ampleur du phénomène et augure d’une prise en compte de plus en plus grande de la pollution en ville. Un espoir pour des villes à l’air plus pur !

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