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Les ascenseurs : entre fantasmes et réalités

Billet
LDV Studio Urbain , le 07 juin 2019
6 Juin 2019 20% des français prennent l’ascenseur quotidiennement. Rien d’étonnant lorsque l’on sait qu’il est le premier transport public utilisé au monde. Très présent dans les films américains, l’ascenseur représente un temps mort dans une action, une parenthèse obligée dans la pratique des buildings. Pourquoi suscite-t-il un imaginaire aussi fort ? Qu’est-ce qu’il représente dans le quotidien des habitants ? En quoi est-ce un espace de sociabilité ? Ou comment pourrait-il encore plus le devenir ?
Construire un immeuble de plus de 4 étages sans ascenseurs aujourd’hui ? C’est impossible. L’ascenseur est devenu, au fil des années un élément de transport indispensable, à beaucoup d’usagers. Ce sont actuellement environ 100 millions de trajets qui sont réalisés par jour par 550 000 ascenseurs en France. Besoin de monter des courses, difficulté à se déplacer, nombre d’étages à monter trop important, les ascenseurs assurent et permettent à tous une mobilité assez récente : la mobilité verticale. Derrière sa fonction primaire, celle de monter ou de descendre, l’ascenseur est vecteur de nombreux imaginaires : cet espace restreint et fermé, où l’intime est mis en tension par la proximité physique créée, peut alors être le lieu de tous les possibles. Les nombreuses scènes, tantôt d’horreurs ou tantôt érotiques, en sont témoins : prendre l’ascenseur ne laisse personne indifférent !

Depuis l’apparition de bâtiments à plusieurs étages, les hommes ont toujours cherché à faciliter la circulation verticale : à l’Antiquité, la construction des grands monuments en pierre (comme les Pyramides ou le Colisée, ont obligé les constructeurs à réfléchir à des systèmes de monte-charge pour hisser les plus lourds blocs de pierres au sommet des édifices. Au Moyen-Âge et à la Renaissance, les évolutions techniques vont peu à peu permettre de sophistiquer les modèles ancestraux, mais surtout donner la possibilité de développer des systèmes pour monter des personnes. En 1743, la “chaise roulante” fait son apparition à Versailles. Grâce à la traction des bras et un système de poulis, il était alors possible de monter aux étages supérieurs sans demander le moindre effort pour la personne bénéficiaire du dispositif.

Avec l’ère industrielle du XIXème siècle, et l’augmentation des hauteurs des bâtiments, le développement de l’ascenseur s’accélère. C’est en 1853 que le premier ascenseur “moderne” est inventé grâce à la mise en place d’un système de parachute permettant de retenir les monte-charges en cas de rupture des câbles.

Démonstration du frein de chute (par parachute) par Elisha Otis au Crystal Palace en 1853 ©Commons Wikimédia


Les premiers ascenseurs installés aux Etats-Unis (suite à leur exposition dans le hall du Crystal Palace à New-York) atteignaient alors la vitesse de 0,2 mètre par seconde (contre 3 mètres par seconde en moyenne aujourd’hui). Ces nouveaux dispositifs sont souvent des pièces d’art à part entière. D’ailleurs, c’est également à cette époque que l’on choisit de les équiper de miroirs : les usagers trouvant souvent les cabines trop lentes, les fabricants décident alors d’en installer pour les occuper et surement aussi limiter l’impression de confinement. Tradition qui a d’ailleurs perduré dans le temps.

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Image de couverture : L’ascenseur est le transport public le plus utilisé au monde ©Unsplash

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