Les dark stores sont-ils le futur du commerce ?

Si vous vivez dans une ville dense, il vous est peut-être arrivé de commander à l’aide d’une application mobile un panier de courses, notamment lors du couvre-feu ou du confinement. Mais vous êtes-vous déjà demandé d’où venait le livreur que vous avez rapidement salué dans le hall de votre immeuble ? Possiblement d’un dark store, autrement dit d’un magasin ou entrepôt “fantôme” dans la langue de Molière.

Rien de surnaturel dans ce terme, puisqu’il s’agit simplement de magasins en apparence traditionnels car agencés en rayons, dans lesquels les livreurs ont la possibilité de naviguer pour récupérer des produits utiles à la vie quotidienne, qu’ils soient hygiéniques ou alimentaires. On les différencie des magasins drive où les employés sont chargés de récupérer des produits dans des cartons encore sur palettes. Donc contrairement à nos supermarchés de proximité, ces dark stores ne sont pas accessibles à tous, étant relativement cachés et en retrait de l’espace public. En effet, ils sont uniquement destinés à la vente par livraison, en boom ces dix dernières années et d’autant plus répandus suite aux restrictions sanitaires de ces seize derniers mois. Un modèle assez proche des dark kitchens, un sujet déjà exploré dans le cadre d’une vidéo de Fenêtre sur la ville, publiée il y a quelques semaines.

Phénomène auparavant relativement peu présent en France, à l’inverse de l’Espagne ou des Etats-Unis qui se sont déjà lancés dans l’aventure, on assiste ces derniers mois à une croissance exponentielle de ces nouveaux entrepôts-magasins, avec l’arrivée de nouveaux acteurs sur le marché. Cajoo, Flink, Dija, Gorillas, Weezy, Getir, Frichti, Kol : plus un mois ne passe sans que l’on n’entende parler d’une nouvelle entreprise spécialisée dans la livraison de ces courses disponibles en moins d’un quart d’heure. Des entreprises issues de différents pays qui intéressent les investisseurs, puisque les français de Cajoo ont par exemple réussi à lever six millions d’euros en ce début d’année.

Le principe est souvent le même, les entreprises achètent leurs produits directement auprès des marques ou auprès de grossistes à des prix avantageux, ce qui leur permet d’assurer leur marge en se passant d’intermédiaires. Ces entreprises louent également leurs propres entrepôts et utilisent leurs propres livreurs et de cette manière, maîtrisent donc toute la chaîne. Mais cette rentabilité ne peut être atteinte que dans les villes ultra-denses où suffisamment de clients passent commande dans un rayon d’environ un kilomètre autour du dark store, rendant ainsi possibles livraisons à vélo en temps et en heure.

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Crédits photo de couverture ©Drazen/Getty

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