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Les logements connectés : un désamour des habitants ?

Billet
LDV Studio Urbain , le 31 octobre 2018
Au cours des dernières années, le logement connecté a évolué : d’un concept abstrait, il est passé à une offre concrète de produits et de solutions. Plus écologiques, plus intelligents, les logements connectés semblent être l’avenir. Pourtant, les habitants n’ont pas tous l’air d’accrocher à ce nouveau mode de vie.
Logements plus chers et inquiétudes sur la vie privée, l’équipement technologique des espaces privés ne semble pas être une priorité pour beaucoup d’habitants qui éprouvent même une certaine méfiance. Alors l’habitat intelligent va-t-il être délaissé faute de convaincre ou les atouts de la connectivité finiront-t-il par conquérir le cœur de la population ?


Illustration de l’application pour un logement connecté. Source : toulouseimmo9.com



Retour sur l’origine des objets connectés



L’internet des objets (IdO), en anglais Internet of Things (IoT) est un synonyme d’objets connectés, terme qui ne fait pas encore partie d’une définition officielle et partagée. Grosso modo, il désigne la connexion (directement, par la wifi, par l’intermédiaire d’un smartphone ou des protocoles d’utilisateurs) des objets à un réseau plus large.

En France, l’introduction d’objets connectés s’est faite assez tardivement par rapport à d’autres pays comme les États-Unis. C’est en 1994, que Rafi Haladjian fonde le premier opérateur internet de France : FranceNet, qui est cédé à British Telecom en 2001. L’entrepreneur français d’origine arménienne et libanaise, fonde ensuite le fournisseur de wifi Ozone, puis, en 2003, la société Violet qui lance dans la même année le premier objet connecté : la lampe DAL. Cette lampe communicante est composée de 9 lumières LED’s qui s’illuminent de différentes couleurs selon les événements liés à la météo, la bourse, la pollution, ou encore l’envoi de messages par mail ou sms.


La lampe DAL. Source : archive.apci-design.fr




Lapins Nabaztag, aujourd’hui connus et vendus sous le nom de Karotz. Source : nabaztag.com



Deux ans plus tard, Violet lance le Nabaztag, un lapin connecté à la wifi qui est capable de lire des mails à haute voix, de diffuser de la musique et de communiquer par des signaux visuels.

C’est ensuite bien plus tard, en 2010, que Rafi Haladjian lance la société Sens.se qui a pour but de développer des objets connectés ainsi qu’une plateforme permettant de collectionner les données quotidiennes. Le projet aboutit en 2014 avec la création de Mother – une sorte d’objet connecté universel tourné vers la domotique.

Les objets connectés se diffusent au fil des années dans différents domaines, et s’emparent peu à peu de celui de l’habitat, jusqu’à l’invention d’un logement entièrement équipé, nommé “logement connecté”.

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