« Il vaut mieux construire la moitié d’une bonne maison qu’achever un mauvais logement », Alejandro Aravena

Billet
LDV Studio Urbain , le 09 mai 2017
Et si nous étions tous des aménageurs qui s’ignorent ? Alejandro Aravena, Prix Pritzker 2016, le démontre en prouvant qu’on peut construire mieux avec moins, ensemble.
C’est dans le bidonville d’Iquique, au nord de son pays natal, que l’architecte chilien a imaginé des blocs de 36m2. Son projet Quinta Monray, c’est une “demimaison” en brique et en bois qu’il offre à ces habitants.

Demie ? Oui, car le budget public alloué pour ce logement social est investi dans des fondations de qualité. La base est donc écologique, durable et répond à des normes antisismiques. En ce qui concerne l’autre moitié de l’habitat, ce sont les résidents qui la personnalisent.

« La ville est pour les pauvres une ressource stratégique. Elle permet d’améliorer leur vie et de limiter les inégalités à court terme. Il faut agir sur l’éducation, l’emploi, mais cela prend beaucoup de temps. L’urbanisme est un raccourci. »

Ces projets bon marché ont d’abord permis de développer une vision inclusive de la construction en réduisant les coûts et en permettant de réintégrer cette ville dans la ville. Ce quartier défavorisé renaît. Les dimensions collaborative et participative permettent également d’installer une forme de cohésion sociale dans une logique d’empowerment. La construction participative permet de revaloriser le territoire, mais aussi l’estime et l’identité de ses habitants. Un processus qui remet le citoyen au cœur des choix engagés.



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