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Ville horizontale ou ville verticale, faut-il choisir ?

Billet
LDV Studio Urbain , le 27 juin 2018
Pour respecter l’environnement, les villes qui se développent doivent aujourd’hui éviter l’étalement urbain. Pourtant, les projets architecturaux de tours et de bâtiments en hauteur, qui semblent être une alternative à l’étalement urbain, font encore débat auprès de nombreux citadins.
Deux pétitions en ligne ont par exemple été lancées contre un immeuble de 16 étages en centre-ville du Havre tandis qu’une nouvelle plainte contre la Ville de Paris a été portée concernant la « Tour Triangle »… Bref, les projets de bâtiments de grande hauteur continuent d’alimenter les polémiques et les craintes de la part des habitants situés plus ou moins à proximité. La ville verticale apparaît pourtant aujourd’hui comme un moyen incontournable d’éviter l’étalement urbain. Quelles peuvent donc bien être les raisons de cette mauvaise acceptation des bâtiments de grande taille ? Si la hauteur déplaît tant, faut-il pour autant choisir entre ville horizontale et ville verticale ?

Des documents réglementaires qui limitent l’étalement urbain… et la hauteur des constructions !

Les villes se développent et continuent de prendre de l’ampleur. De plus en plus de personnes vivent en ville, quel que soit le lieu où l’on se trouve dans le monde. Cela signifie que les villes sont soumises à un nombre croissant de citadins qui s’installent en ville : la demande en construction de logements et autres bâtiments urbains en devient donc inévitablement croissante. Mais les défis de préservation de l’environnement imposent de leur côté leurs règles face au développement de ces innombrables villes en développement. En France notamment, l’un des enjeux de l’urbanisme est de limiter l’étalement urbain, c’est-à-dire que les zones pour le moment non-construites, à vocation agricole ou naturelle, doivent être préservées des dangers de la minéralisation et de l’imperméabilisation des sols liées au développement de l’urbain.

Cette limitation de l’étalement urbain est d’ailleurs remarquable sur les documents réglementaires, elle y est même obligatoire. Sur les documents cartographiques des plans locaux d’urbanisme (PLU) ou sur les cartes communales pour les documents plus anciens, nous constatons en effet que les zones constructibles ne peuvent pas piétiner sur les zones qui ne sont pas encore qualifiées d’urbaines. Agricoles ou naturelles, elles doivent garder au maximum leurs caractéristiques initiales, sauf si le terrain jouxte directement la zone urbaine indiquée ! Ce qui en fin de comptes n’empêche pas tant que ça l’étalement de se produire petit à petit et de proche en proche.

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