Ça fait l'actu !
Mieux stationner grâce au numérique ?
Alors que l’un des enjeux du 21ème siècle est de tendre vers une ville durable, la question des mobilités urbaines se trouve au cœur du sujet. Les solutions fleurissent et l’ambition reste partagée par de nombreuses villes, celle d’écarter l’automobile des espaces centraux. Pour encourager les alternatives à la voiture, on bannit de plus en plus les voitures des centres-villes, on instaure des péages urbains dans de nombreuses “grandes villes”, on développe les mobilités douces et l’on réduit drastiquement la place de la voiture en ville.
Opération à « Grand Cœur » ouvert à Montpellier
Quand le cœur d’une ville ne bat que faiblement, c’est qu’il faut lui faire un bon massage cardiaque ! La ville de Montpellier l’a bien compris. Touchée par le même phénomène que de nombreuses villes moyennes, la ville de Montpellier a été confrontée à un décalage entre son centre en perte de vitesse et son attractivité grimpante.
Après les « smartcities », peut-on parler de « smart-campagne » ?
À mesure que les années défilent, les villes deviennent plus intelligentes, plus connectées, plus « smart ». Et si l’imaginaire collectif de la plupart des citoyens peint un portrait plutôt futuriste de ce que l’on appelle une « smartcity », il s’avère en réalité que l’intelligence d’un territoire ne se résume pas simplement à une connexion à un très haut débit, ou au simple fait de développer fortement les réseaux Internet dans la ville. La notion de smartcity cache en effet des processus largement plus globaux, intégrant un grand nombre de dynamiques urbaines. On parle de villes intelligentes, mais qu’en est-il donc des territoires ruraux ? Peut-on aujourd’hui parler de « smart-campagne » ou même de « smart villages » ?
Free-floating et vélos en masse : Comment les villes réagissent
Cette photo n’est pas une œuvre d’art contemporain ! Elle a été prise en Chine, dans la ville de Hefei où des parkings à ciel ouvert servent de lieux temporaires pour l’entassement de vélos abandonnés ou endommagés signalés par les habitants. Ils sont de plus en plus fréquents dans le pays depuis le déploiement du vélo en libre-service flottant (“free floating”).
À Toulon, la rue des Arts redore l’image du centre historique
On le sait, la dévitalisation des centres de villes moyennes est devenu un véritable fléau. Essor de la voiture personnelle ou encore développement des commerces périphériques, les villes moyennes connaissent depuis plusieurs décennies un dynamisme en perte de vitesse, accompagné entre autres d’une déprise des locaux commerciaux. Et si Toulon a également été victime d’un tel phénomène depuis les années 80, la préfecture du Var semble aujourd’hui avoir trouvé une réponse pour contrer cette tendance alarmante.
Le revêtement de sol dans la construction d’une identité urbaine
Quelle est la différence entre les pavés, l’enrobé bitumineux, le sable, le gazon et les autres formes de revêtement de sol urbain ? Peut-être pouvons-nous dans un premier temps penser à son aspect, à sa couleur, à sa praticabilité ou peut-être même à son imperméabilité ? Et si le revêtement du sol de nos villes pouvait également être perçu par le caractère qu’il donne aux espaces urbains, par l’identité qu’il leur confère ? Entre enjeux de société et identité urbaine, quel est donc le rôle de cet élément urbain, celui que nous foulons tous les jours, dans notre rapport à la ville ?
Carnet d’Urbanités #02 : Logement, finies les vacances !
Si nous parlons de crise du logement et du nombre de mal-logés, une étude paradoxale menée par l’Observatoire de la Fnaim, Fédération Nationale de l’Immobilier, vient de faire état d’une croissance du taux de vacance des logements.
Brexit et City londonienne : quel nouveau visage pour un quartier d’affaires au sortir de l’Europe ?
À l’annonce du Brexit, de nombreuses capitales européennes, Paris, Bruxelles ou encore Amsterdam, ont voulu bénéficier de ce retrait économique. Peu à peu, les bureaux délocalisent, et les travailleurs expatriés quittent la ville pour repartir dans leur capitale d’origine. La City, cœur économique et poumon financier de Londres et de toute l’Angleterre, se vide. Les premiers indicateurs du phénomène ? La baisse du prix du foncier local et l’augmentation de celui des autres capitales européennes.
Les réseaux sociaux participent-ils à la mort de nos villes ?
Les réseaux sociaux prennent de plus en plus d’importance dans nos comportements et dans nos vies au quotidien. En Janvier, un musée du selfie a même ouvert ses portes à Los Angeles, démontrant l’essor du partage de plus en plus courant d’éléments personnels, à toutes les populations du globe, en direct. En particulier, le monde de la photographie est un vecteur fort pour démarquer son propre quotidien de celui de son voisin.
Le nudge : une nouvelle norme pour la ville de demain ?
Récemment un nouveau genre de passage piéton a été expérimenté à Cysoing, dans le Nord. Sur le sol, les formes rectangulaires habituellement dessinées sur les routes ont cette-fois ci été représentées en 3D, et donnent l’impression d’être en lévitation. L’effet d’optique produit a pour but de faire ralentir les automobilistes à son approche. Dans le R.E.R. E, un projet de dessin de dents a été imaginé pour donner l’impression aux utilisateurs qu’ils pourraient se faire mordre par les portes qui se referment.
La Presqu’île de Caen : la reconquête d’un territoire mystérieux
La Presqu’île de Caen est un projet urbain, situé en plein de cœur la préfecture du Calvados. Ancien site industrialo-portuaire qui s’étend jusqu’à la mer, l’espace est en déprise depuis maintenant plus de 20 ans suite à la fermeture de la Société Métallurgique de Normandie (SMN). Celle-ci a donné son identité à la Presqu’île, son âme, son caractère encore ancré dans les esprits comme étant le lieu historique de départ des grands bateaux marchands. Aujourd’hui en grande partie abandonnée, la Presqu’île mystérieuse est la source de légendes urbaines, de sombres histoires et d’une perception très négative de la part des locaux.
Les sous-sols urbains, plus qu’un gain de place, une intelligence pour la ville de demain ?
Imaginons que la ville ne soit pas uniquement construite en surface ? Par ville, nous entendons tout ce qui crée aujourd’hui l’urbanité, à savoir les lieux culturels que nous fréquentons, les espaces privés que nous habitons, les espaces publics que nous vivons, les réseaux que nous empruntons et les fonctions annexes qui nous permettent aujourd’hui d’être plus de la moitié de la population mondiale à vivre au cœur des centres urbains.
De la Haine à Swagger : quelle évolution de l’image des banlieues à travers le cinéma ?
1995. Dans les Yvelines. Le commissariat de La Cité des Muguets à Chanteloup-les-Vignes est assiégé par une centaine de jeunes. En cause ? La « bavure » d’un inspecteur à l’égard du jeune Abdal Ichah. Si l’un est démis de ses fonctions, l’autre est retenu à l’hôpital Saint Georges, entre la vie et la mort. Révoltés, les jeunes de la cité, eux, s’expriment. Bilan ? 14 blessés du côté des forces de l’ordre, 33 arrestations du côté des émeutiers et une arme perdue dans la cité. Voici le synopsis du film de Mathieu Kassovitz, « la Haine ».
L’urbanisme du froid : un vrai débat dans la construction des villes de demain ?
Les vagues de froid que nous traversons généralement l’hiver nous poussent à nous questionner sur la manière d’aménager nos villes. En effet, nos pratiques urbaines changent en fonction des saisons. Les espaces publics en période de fortes chaleurs, qu’ils soient accueillants ou non, sont happés par les citadins. On cherche à profiter des longues journées d’été et de la douceur du climat. Pique-nique entre amis, ballades en vélo ou marche solitaire, tous les prétextes sont bons pour vivre à l’extérieur. Au cours des vagues de froid, l’extérieur est fuit ou au mieux timidement abordé. On prend les transports en commun plutôt que de rentrer à pieds. On oublie les pique-nique pour les intérieurs confortables. Emmitouflés, on presse le pas pour les trajets extérieurs inévitables. Hors de questions de juste rester dehors. Il fait trop froid !
Les bidonvilles sont-ils une forme exemplaire d’urbanisme ?
Bidonville, slums, township, favelas… Des mots qui raisonnent dans tous les dialectes, à travers le monde. Qu’on l’exprime en anglais, en français ou en espagnol, cette expérience urbaine s’apparente toujours aux mêmes rapports de perception, que la culture nous a largement inculqués.
La ville est-elle toujours propice à l’inspiration poétique ?
Au 19è et au début du 20è siècle, les poètes parmi les plus influents se sont appropriés les rues des villes pour en faire surgir les plus beaux vers de leurs recueils. Baudelaire, Verlaine, tous ont su adapter le milieu urbain à leurs styles littéraires qui leurs sont si caractéristiques. La flânerie urbaine était source d’inspiration pour les observateurs de la ville, qui pouvaient alors faire germer à chacun de leurs pas une « mémoire dynamique », qui évoluait selon le promeneur et son état d’esprit.