L’origine de la « cittaslow»

Si le manifeste d’Ivan Illich, Energie et équité, paru en 1973, est le précurseur de ce mouvement, on fait généralement remonter sa naissance en 1999, au Nord de l’Italie. Cette année-là, des habitants d’une petite ville décidèrent de refuser collectivement l’installation d’un Mcdonald’s, au nom de la qualité de vie. Prenant appui sur le mouvement « slow food », l’association Cittaslow est créée dans la foulée par des maires italiens. Au-delà de l’alimentation, c’est une démarche globale de développement durable qui est recherchée.

La « slow city » prend le contre-pied du rythme effréné des métropoles. Ces dernières ne peuvent être par définition des slow cities, pour lesquelles les capacités humaines sont fixées à 60 000 habitants. Mais ce n’est pas une ville à proprement parler mais plutôt un état d’esprit pour vivre et construire une ville apaisée. Sa philosophie ? Le retour à un rythme de vie apaisé. L’éloge de la lenteur, voilà ce qui fonde la « slow city ». 

Depuis le réseau s’est rapidement étendu. Il réunit aujourd’hui 168 villes, dont de nombreuses villes italiennes, dans 25 pays différents. Les villes qui en sont membres doivent avoir adhéré à la Charte. Développement des commerces de proximité, multiplication des zones piétonnes, démocratie participative etc. Des recommandations et aussi des obligations pour porter fièrement en étendard le célèbre logo de l’escargot.

« Slow city », un mouvement qui se développe aussi en France

En France, le mouvement séduit, même si pour l’heure le phénomène reste marginal, et les villes qui y adhèrent sont très petites. Labellisée en 2011, Mirande a rejoint le réseau de 10 communes, parmi lesquelles Segonzac, en Charente, la première ville française à y adhérer, en 2010.

L’intérêt de ce concept, qui reste assez fourre-tout, est qu’il met en exergue l’importance de considérer le temps dans la ville, une notion trop oubliée dans l’analyse des politiques urbaines. Les bonnes pratiques que révèlent ces villes labellisées lentes, on l’espère, pourront se généraliser à toutes les autres. L’objectif étant, comme le souligne le mouvement, que le concept se mondialise sans faire perdre la richesse culturelle propre à chaque ville.

Photo de couverture ©Cittaslow

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