Au cours des dernières décennies, notre temps de trajet domicile-travail n’a cessé d’augmenter. Alors qu’en 1976 le temps de trajet moyen d’un francilien était de 76 minutes, il a été évalué à 92 minutes en 2010. En 2012, l’Enquête Globale Transport 2012 sur l’Île-de-France annonçait une durée moyenne de deux heures pour un aller-retour travail-domicile. Le contexte économique récent, poussant les travailleurs à s’adapter à l’offre, ne leur assure plus de vivre à proximité de leur lieu de travail. Si cela a pour conséquence un allongement des temps de déplacement, cela ne signifie pas pour autant que ces trajets soient bénéfiques. Pollution, congestion, surpopulation, mauvaise qualité des infrastructures. Plutôt que de nous offrir une pause dans notre quotidien, ces trajets, qui constituent plus de 42% de notre temps de déplacement global, sont anxiogènes et bien souvent néfastes pour les travailleurs..

Réduire notre temps de déplacement obligatoire est donc devenu une priorité collective. Cela relève d’enjeux environnementaux, économiques, de santé publique, d’attractivité territoriale mais aussi de qualité de vie au travail. Cette conscientisation de l’importance de ces flux et des désagréments qui en découlent donne lieu à de nouveaux comportements de la part des utilisateurs et à un développement de nouveaux services de la part des services publics et des entreprises. En imaginant cette mobilité pendulaire de demain, il s’agit alors de comprendre l’évolution des comportements qui y sont liés pour pouvoir s’y adapter pour répondre aux besoins.

Pourquoi repenser ces déplacements domicile-travail ?

Au cours des dernières décennies, beaucoup de paramètres ont évolué, rapidement. A partir des années 60, une masse salariale importante, qualifiée, arrive sur le marché du travail. L’accès aux études supérieures se démocratise et les femmes arrivent en masse. L’activité économique se tertiarise aux dépens de l’industrie. On travaille aujourd’hui majoritairement dans les bureaux. Les modes de travail évoluent et les structures urbaines aussi. Les zones résidentielles ne sont plus forcément pensées en fonction des lieux de travail. En parallèle, cela est rendu possible, car la reine voiture se démocratise. Notre espace-temps est réduit et nous permet d’accéder rapidement à notre lieu de travail bien que celui-ci soit situé à plusieurs kilomètres du lieu de résidence.

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