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Une Tour de Babel pour soigner les plaies de la guerre

Brève
La Rédaction , le 04 janvier 2018
À Mossoul en Irak, un concours d’architecture a permis à des équipes pluridisciplinaires de proposer leurs projets pour un camp d’après-guerre. Les étudiants turcs Kurtuluş Göktaş, Mohamed Abdellatif, and Demet Karabacak ont pour leur part présenté une version contemporaine de la mythique Tour de Babel.
La Tour de Babel est un récit biblique dont l’histoire se déroule dans un contexte géographique similaire à celui du concours de Mossoul, en Mésopotamie, autrement appelée le « Croissant fertile ». D’après les récits, la Tour de Babel était le projet pharaonique de construction d’une ville dont l’ambition était d’atteindre, même de dépasser les cieux et les dieux. Mais ces derniers auraient saboté la construction en donnant à tous les constructeurs une langue différente, empêchant la communication et le bon déroulement de l’édification de la ville, avant de l’avorter définitivement. Aujourd’hui dans un projet à la fois plus terre-à-terre et plus réaliste, la Tour de Babel revient au goût du jour. C’est en effet ce que propose l’équipe turque d’étudiants en architecture pour le camp d’après-guerre de Mossoul. Celui-ci doit pouvoir accueillir les habitants de la ville dévastée, le temps de reconstruire leurs habitations, et le temps de retrouver une ambiance de paix. L’idée des étudiants finalistes est de fonder ce camp en deux parties. La première serait constituée de maisons basses, reliées entre elles par une passerelle qui favorise le contact humain. Elles permettraient par ailleurs de se poser à l’ombre, à l’abri des ardeurs du Soleil. C’est ce qu’on appelle le « qantara ». La seconde partie est caractérisée par la tour elle-même, au centre des maisons résidentielles et proposant une multitude d’espaces de vie et de rencontres. Le concours s’inscrit dans un contexte difficile, où la guerre a posé son empreinte destructrice. Le projet présenté se caractérise comme un grand pansement urbain à destination des populations locales, de manière à ce qu’elles puissent retrouver un lien avec leur liberté. Mais est-ce qu’un projet architectural et urbain sera suffisant pour reconstruire les vies de milliers de personnes ?

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