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À Grenoble, on mesure la pollution grâce aux bus

Brève
La Rédaction , le 28 mars 2019
Depuis fin janvier, la ville de Grenoble expérimente la mise en place de bus dotés de capteurs permettant d’analyser la qualité de l’air en temps réel.
Grenoble, capitale des Alpes, est largement connue pour ses montagnes, mais également pour sa pollution. Coincée entre trois massifs (la Chartreuse, Belledonne, et le Vercors), la ville souffre par sa configuration en cuvette, de forts pics de pollution depuis de nombreuses années. La municipalité actuelle cherche donc à lutter efficacement contre ce phénomène en proposant des solutions adaptées comme notamment la gratuité des transports en commun en cas de forte pollution. Portée par cette volonté collective, l'expérimentation Greenzentag II du LEMON (laboratoire d’expérimentation des mobilités sur l'agglomération Grenobloise) a été mis en place fin janvier 2019 dans la ville.

Utiliser les transports en commun pour mesurer la qualité de l’air.
C’est la drôle d’idée née en 2017 avec l’expérimentation Greenzentag lancée par le Syndicat mixte des transports en commun (SMTC), le LEMON et la société Transdev.  Celle-ci a été initiée sur l’ensemble de l’agglomération grenobloise. Ainsi, pendant 3 mois, 10 capteurs de particules fines permettant d’évaluer la qualité de l’air ont été installés sur les tramways de la ligne A du réseau de transports en commun. Deux ans plus tard, à leur tour, ce sont les bus de la ligne C1 reliant le centre-ville de Grenoble à Meylan qui ont été réquisitionnés pour participer à l’expérimentation et compléter la récolte de données sur la qualité de l’air.

Quelques nouveautés sont néanmoins cette fois-ci au programme pour cette nouvelle phase d’expérimentation Greenzentag II., puisque ce sont en tout 20 bus qui ont été équipés de micros-capteurs permettant de mesurer en temps réel le taux de particules PM10, PM2,5, et M1 dans l’air. Ces capteurs, imaginés par la start up nantaise Atmotrack, effectuent une mesure toutes les 10 secondes. Soit pas moins de 65 000  mesures géolocalisées et horodatées récoltées quotidiennement pour être ensuite transmises à la société EGIS, chargée de les traiter et les analyser.

Véritable outil, l’expérimentation a pour objectif de réfléchir à la mise en place de nouvelles solutions pour compléter les dispositifs de récoltes d’informations sur la qualité de l’air déjà en place. L’analyse de ces données sur la présence de particules récoltées sur le trajet des bus de la ligne C1 permet à la fois d’améliorer la connaissance de la pollution en milieu urbain dense, mais également en zone péri-urbaine. Ainsi, pour une analyse plus fine permettant de mieux comprendre les facteurs aggravants et les mécanismes à l’œuvre, une attention sera portée sur les variations captées dans différentes situations de circulation : l’influence de la météo ou encore des bouchons seront étudiés.

Les premiers résultats présentant l’analyse des données récoltées devraient être publiés durant le mois de Mai. A terme, le dispositif devrait être déployé dans d’autres communes françaises, de quoi récolter des données qualitatives et quantitatives sur l’ensemble du territoire pour améliorer les conditions de vie des citadins.

Photo de couverture - ©Lumières de la ville

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