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Quel avenir pour les villes concernées par les chaleurs extrêmes ?

Débat
La Rédaction , le 19 juillet 2018
En été, les températures grimpent ! Rien d’anormal pour la saison estivale, mais depuis quelques années, le thermostat s’enflamme partout sur la planète ! Et avec des anomalies climatiques qui s’accumulent, y compris en Écosse, au Canada touché par la canicule ou bien en Sibérie. Le réchauffement de notre planète n’est plus à prouver. Alors quel avenir pour les villes concernées par les chaleurs extrêmes à venir ?
Chaleurs extrêmes : des étés toujours de plus en plus chauds ! Un constat alarmant se dessine, celui que « 17 des 18 années les plus chaudes appartiennent au XXIe siècle ». La terre chauffe de façon exponentielle. En 2017, une carte intéractive mettait en avant les changements de température pour un grand nombre de ville dans le monde en les mettant en relation avec la ville correspondant au niveau de température qu’elle pourrait atteindre en 2100. Ainsi, l'ONG Climate Central et l'Organisation météorologique mondiale souhaitait par ce biais sensibiliser à cette question en entrechoquant les imaginaires. Car d’après cette carte, en 2100, en été, Paris atteindrait les températures de Fès au Maroc, Londres celles de Milan et New York deviendrait aussi caliente que Juarez au Mexique. Des références qui font prendre conscience des changements que vont subir nos villes d’ici quelques décennies. Bientôt des villes entières invivables ? Est-ce que certaines villes où la chaleur est omniprésente ne sont-elles pas vouées à devenir inhabitables ? Déjà dépendante de la climatisation, elle-même productrice de chaleur, les villes d’Asie du Sud Est sont particulièrement touchées, avec en plus une pression urbaine de plus en plus forte qui pousse l’urbanisation à se densifier sans prendre en compte des espaces de respiration végétalisés indispensables pour maintenir des températures agréables. Quand dans certaines villes indiennes les pics de température atteignent les 49° avec des nuits à plus de 35°C, on comprend vite que de telles situations extrêmes auront forcément un impact demain ! Comment survivre sans climatisation ? Comment supporter de passer plusieurs heures dehors en se sentant mal, proche de l’évanouissement ? La chaleur peut être ainsi source de problématiques sanitaires particulièrement grave, allant jusqu’au décès comme on peut le constater aux différents épisodes de canicules. De plus, les pics de pollution sont aussi plus fréquents et aggravés en cas de fortes températures. De régions entières du monde sont ainsi touchées. Le golfe persique dans une centaine d’années pourrait bien devenir inhabitable à cause de l’augmentation des températures, avec des moyennes de température avoisinant les 45°C en été et avec des pics de chaleur de 80°C. Se pose alors un véritable questionnement : de quelle manière allons nous vivre dans sur une terre de moins en moins habitable alors même que la population mondiale explose ? Quelles solutions ? Dans le cas où les températures restent supportables, il est possible d’agir pour rendre la vie en ville plus agréables en été. Plusieurs voies sont alors possibles pour limiter au maximum les effets indésirables de la chaleur en ville. D’abord, il apparaît comme évident qu’il est indispensable de construire différemment. Les constructions ancestrales et traditionnelles des zones arides se sont adaptées au fil du temps à ces conditions extrêmes, avec par exemple des moucharabieh au Maghreb et des jallis en Inde. De même, les matériaux comme le béton emmagasinent plus durablement la chaleur, tandis que la pierre ou la terre restent fraîches et plus isolantes sur la durée. Bien sûr, il existe aussi des solutions à l’échelle de la ville, comme celle de développer des jardins, garder de la place pour le végétal, et cela autant sur les toits, les murs que dans les rues. La place de l’eau est aussi importante pour permettre de garder des espaces frais, grâce à l’évaporation qui permet de rafraîchir des lieux, d’où la présence de nombreux bassins, fontaines dans les villes méditerranéennes. Les habitants de ces villes adapte aussi leur rythme de vie, comme c’est déjà le cas dans beaucoup de villes où la chaleur empêche la plupart des activités l’après-midi en été. D’où la fameuse “siesta” espagnole indispensable pour bien vivre les températures extrêmes, ce qui rend la vie nocturne plus active, puisque c'est là où les températures sont les plus vivables. Du mobilier urbain innovant se développe aussi comme les îlots de fraîcheur qui seront bientôt installés dans Paris. Les acteurs s'emparent de plus en plus de ces questions ! On peut imaginer que les villes du futur développeront de nombreuses astuces pour faire diminuer les températures. Cela présage des architectures plus adaptées, des espaces publics verdoyants où l'eau à davantage de place ! En espérant que cela suffise pour préserver les villes aujourd'hui menacées...

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