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Londres renforce la lutte anti-pollution

Brève
LDV Studio Urbain , le 04 septembre 2018
Pour lutter contre la pollution dans la capitale anglaise, la mairie de Londres se lance dans un grand plan d'action
Installé depuis 2003, le péage urbain ou Congestion Charge de Londres rend payant l’accès aux véhicules dans l’hyper-centre de Londres. L’objectif était d’inciter la population à utiliser d’autres moyens de transport pour stopper les embouteillages dans le centre-ville, tandis que l’argent récolté permettait principalement le financement des transports en commun pour se déplacer dans la ville.

Confrontée à une forte pollution, la ville espérait aussi avec cette taxe réduire au passage les émissions de gaz polluants. En plus d’inciter à l’utilisation des transports en commun ou du vélo, la ville rembourse les frais de péage aux véhicules hybrides ou électriques. Mais en 2011, une étude révèle que malgré l’instauration du péage et l'augmentation progressive du prix de la taxe, la qualité de l’air ne s’est pas améliorée, la capitale anglaise reste très polluée.

Investit en 2016 à la mairie de Londres, Sadiq Khan se lance dans une politique de lutte contre la pollution. Le 23 octobre 2017, en plus de la Congestion Charge, une autre taxe est mise en place, cette fois-ci pour les véhicules polluants : la Toxic Charge ou T-Charge. Elle fait payer les véhicules polluants immatriculés avant 2006. Une mesure qui peut paraître forte, mais qui n’a pas beaucoup d’effet sur la pollution générale puisqu’elle se limite à l’hyper-centre. Elle touche donc peu de véhicules, et souvent des ménages aisés, ayant acquis des véhicules plus récents.

Ces normes visent avant tout à la protection de la santé des londoniens plus qu’à celle de l’environnement Il s’agit bien ici avant tout de taxer les véhicules émettant de fortes quantités de particules qui causent des morts prématurées et de nombreux problèmes de santé dans les centres urbains. Les véhicules à essence récents sont peu taxés, la lutte se concentre sur les véhicules anciens ou à moteur diesel.


Mais dans certains quartiers, ce sont tous les véhicules polluants qui vont être interdits ! Ainsi, à partir de ce lundi 3 septembre 2018, des rues de deux quartiers de Londres vont être totalement interdites aux véhicules polluants et seul les voitures électriques ou hybrides pourront y circuler. Une solution plus radicale mais qui garantit une baisse drastique des émissions et une forte incitation à l’utilisation des transports en commun, du vélo ou simplement de la marche à pied.

La capitale anglaise fait des efforts pour réduire la pollution et l’emprise de la voiture dans ses rues ! Elle rénove aussi la flotte de bus pour les convertir à l’hydrogène et l’année prochaine les taxis seront obligatoirement hybrides ou électriques. Mais même si ces mesures apparaissent comme conséquentes, ces décisions restent limitées par rapport à la taille de la ville Londres qui compte près de 9 millions d’habitants ! C’est pourquoi d’autres décisions plus importantes vont venir successivement étoffer la lutte anti-pollution.

Ainsi en 2019, la Toxic Charge va être remplacée par la Ultra Low Emission Zone et les véhicules seront soumis à des taxes plus importantes, suivant les normes européennes d'émission. Puis en 2021, la règle sans doute la plus forte de cette lutte va entrer en vigueur, puisque la zone sera étendue à tout le centre de Londres et même au-delà, suivant le tracé des routes circulaires Nord et Sud. La zone de restriction sera alors plus grande que Paris !

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