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Cycle-terre à Sevran, la première brique pour des villes plus naturelles !

Billet
LDV Studio Urbain , le 24 octobre 2018
Avec la construction du métro du Grand Paris Express, c’est 43 millions tonnes de terres qui sont extraites du sous-sol ! La Société du Grand Paris s’est donc lancé un défi, celui de revaloriser 70% d’entre-elles. C’est dans ce cadre que Grand Paris Aménagement a lancé un projet nommé Cycle-terre, visant à réutiliser les matériaux des déblais issus des travaux de la prochaine gare Sevran – Livry du Grand Paris Express. Un projet qui vise aussi à mobiliser un réseau d’acteurs afin de mener une réflexion plus globale sur la revalorisation de la terre dans la construction.
Véritable chantier d’expérimentation, Cycle-terre est voué à devenir un démonstrateur industriel pour la ville durable, mobilisant acteurs du territoire, acteurs de l’aménagement, experts et laboratoires dans le but de se pencher pleinement sur cette problématique dans une logique de circularité et de renouvellement de l’approche constructive de nos villes ! Il s’agit de remettre au cœur des projets, ce matériau oublié, local, écologique, naturel et disponible, utilisé depuis la naissance des premières villes.

Alors qu’est-ce que Cycle-terre ? Quelles sont les ambitions de ce projet et comment va-t-il permettre de faire émerger une nouvelle filière en lien avec les territoires et les métiers de la construction ?

La terre, un matériau d’avenir !

Comme on l’a dit, ce projet cherche à revaloriser les terres excavées pour le Grand Paris Express, et plus généralement, pour l’ensemble des projets d’aménagement. Aujourd’hui encore considéré comme un déchet, ce projet cherche à changer l’image de ce matériau. En effet, aucune valorisation des terres n’est mise en place actuellement, puisque les terres sont envoyées dans des sites de retraitements dans la région, pour être stockées. De plus, sur place, les terres de bonne qualité sont mélangées avec d’autres bien plus médiocres. Un gâchis à réparer ! De plus, la plupart des sites de stockage sont saturés et les anciennes carrières sont comblées. La réutilisation des terres, en plus d’être garante d’une approche circulaire et écologique évidente, est un enjeu pour les territoires.

S’ajoute à cela un constat frappant, celui d’une grande méconnaissance de ce matériau dans le domaine de la construction. Les constructeurs savent utiliser le béton mais peu sont conscients des propriétés de la terre. Il faut dire qu’il s’agit d’un matériau complexe, qui dépend du contexte des sols récupérés et qui nécessite une approche sur mesure. En effet, la terre, selon les lieux et l’histoire, est bien différente. Une contrainte qui permettrait aussi de reterritorialiser l’architecture. Avec ce matériau, nous sommes dans un nouveau paradigme pour la construction de la ville : au lieu de chercher comment mettre en œuvre une idée de conception, il s’agit de partir du matériau, de ses propriétés pour le transformer et en faire de l’architecture.

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Image de couverture : Des montagnes de terres au site de stockage de Villeneuve-sous-Dammartin ©Schnepp Renou



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