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Et si la ville du futur était celle du «chill» ? Paru sur Demain la Ville

Débat
LDV Studio Urbain , le 16 septembre 2015
    Face à une ville qui aujourd’hui ne serait que passante, mobile, hyperactive, traversante, certains veulent Lire la suite
[caption id="attachment_18834" align="aligncenter" width="620"]Les bancs collectifs permettent aux habitants de se rencontrer. Crédits : Bankjes Collectief Les bancs collectifs permettent aux habitants de se rencontrer. Crédits : Bankjes Collectief[/caption]    

guillemets-ouvrantFace à une ville qui aujourd’hui ne serait que passante, mobile, hyperactive, traversante, certains veulent innover en la rendant confortable, statique et reposante. En inventant des chaises portables pour échafaudages, ou en installant des bancs et tablettes rétractables devant les immeubles, ils font un pied de nez à cette hyper-mobilité urbaine et relancent une nouvelle manière de profiter de la ville en créant du lien social au travers du repos urbain.

    Cela fait maintenant plus de deux ans que deux jeunes hollandaises du nom de Jesse et Cathelijn ont lancé à Amsterdam le projet « Bankjes Collectief » que l’on peut traduire tout naturellement par bancs collectifs. Ce projet qui a suscité un bel écho aux Pays-Bas ainsi que dans d’autres pays à travers le monde, part d’un constat tout simple : La ville dans ce qu’elle a de plus épanouissant laisse néanmoins une place prépondérante à la solitude. Face à ce constat, leur souhait était de recréer au sein de l’espace urbain, des moments de convivialité spontanés. Dans une ville faite de flux incessants et de réseaux correspondants, il s’agissait alors de miser sur l’adhésion possible des urbains pour un rythme de vie plus lent, plus convivial, plus solidaire.   C’est donc dans cet esprit qu’ils ont lancé « Bankjes Collectief ». Leur idée, proposer aux habitants d’Amsterdam, durant les mois de beau temps, d’installer au pied de leur immeuble, des bancs collectifs destinés à engager la conversation avec leurs voisins et les passants. Cette initiative qui a donc démarré un jour d’été en 2013, a obtenu l’effet escompté puisque la première année ce sont au total 163 bancs qui ont été installés et répertoriés sur un site dédié. En 2014, la colonie des bancs amstellodamois a même plus que doublé.   [caption id="attachment_18835" align="aligncenter" width="620"]La plateforme répertoriant l’ensemble des bancs collectifs. Crédits : Bankjes Collectief La plateforme répertoriant l’ensemble des bancs collectifs. Crédits : Bankjes Collectief[/caption]   De nombreuses activités sont mêmes organisées par les propriétaires du banc, ce qui fait de ces nouveaux lieux éphémères de véritables lieux de rencontres aux quatre coins de la ville. Des cours de salsa, des cafés, des apéros, des cours de tricots, chacun pourra trouver son bonheur et de nouvelles personnes à rencontrer dans son quartier ou quelques rues plus loin.     Pour lire la suite de l'article : Cliquez-ici      

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1 Commentaire

  1. Michel

    On dirait enfin que le piéton est perçu comme ce qu’il est, un être vivant. A lire l’article, on dirait que l’on vient de découvrir que l’homme, qui habite les villes, ne suit pas de trajectoire linéaire. Or, en valorisant la vitesse, la monofonctionalité des espaces, et l’étalement des villes à travers des modes de transports continuellement optimisables, on a enlevé dans le même temps la capacité à l’homme de rompre cette linéarité par le détour, l’arrêt, l’imprévu. La lourde rupture de charge imposée par un arrêt imprévu, le fait de sortir du réseau ( du métro, se garer voiture …) est si lourd que oui, on privilégie l’optimisation du temps de trajet. Repenser la ville, depuis l’échelle micro qu’est l’individu est aujourd’hui primordial pour “créer une ville humaine” (pardon pour ça) et rétablir une cohésion locale à l’échelle du quartier.
    En bref, vive les micro-espaces, vive la primalité du piéton dans la ville (modes doux inclus).

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