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Quand la lumière joue au médecin du travail

Billet
Candeliance , le 31 mai 2018
Depuis que l’éclairage artificiel a pris une place incontournable dans notre quotidien, les horaires professionnels n’ont plus de limites. Nous pouvons travailler de nuit, sur des horaires plus longs, en été comme en hiver, et l’arrivée du crépuscule semble ne plus être une contrainte pour ces rythmes quotidiens.
Les dangers d’une surexposition à un éclairage artificiel

Cette révolution, qui a permis d’élargir nos emplois du temps journaliers, reflète une avancée de taille en matière d’économie. Mais en ce qui concerne la santé publique, il s’agit d’une toute autre histoire. Comme son nom l’indique, la lumière artificielle n’est en effet pas naturelle et peut donc représenter à ce titre, de grands risques sur l’équilibre biologique et naturel de chacun.

Alors que la lumière apportée par le soleil participe naturellement à la synchronisation de notre horloge biologique, de nombreuses études ont démontré les effets néfastes d’une exposition excessive à un éclairage artificiel. Le rythme circadien en particulier, c’est-à-dire le cycle humain de 24h pendant lequel la nuit sert à dormir et le jour à être éveillé, peut être profondément déréglé si le manque de lumière naturelle se fait ressentir. Ce sont d’ailleurs les pays nordiques qui éprouvent le plus de cas de dépressions en période hivernale, alors que les luminaires artificiels remplacent la lumière du jour presque sans discontinuer…

La perturbation du cycle naturel et le déréglage de l’horloge biologique entraîne progressivement des troubles du sommeil, puis une fatigue qui s’accumule. Cette perte de tonus naturel en journée provoque à son tour une véritable baisse de concentration de manière générale, mais aussi au travail.

Pour un éclairage adapté et en accord avec les rythmes de chacun

Bien entendu, il ne s’agit pas de considérer ce constat comme une fatalité pour la concentration globale des êtres humains. Il existe en effet des solutions durables et efficaces, qui respectent le rythme biologique et le bien-être de chacun. Dans les espaces de travail par exemple, la gestion lumineuse des espaces peut être appréhendée de manière à être adaptée aux besoins, mais aussi à la santé de tous.

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