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Le port du futur est en construction à Stockholm

Billet
LDV Studio Urbain , le 24 juillet 2018
Les pays scandinaves sont connus pour leur approche novatrice de la ville durable. Depuis 2009, Stockholm développe un projet d’écoquartier de grande ampleur, 236 hectares sur un ancien site industrialo-portuaire : le Stockholm Royal Seaport. Smart-grids, bâtiments connectés, système de gestion des déchets innovant, mobilité durable, le projet se veut innovant sur différents domaines. Son objectif est d’être intégralement indépendant des énergies fossiles en 2030. Mais ce projet est-il vraiment innovant et qu’apporte-il de nouveau pour les villes de demain ?
Une ambition écologique historique

Première ville à obtenir le prix de “capitale verte d’Europe” en 2010, la capitale suédoise aux 2 millions d’habitants (soit ⅕ de la population suédoise) est un des symboles de la ville écologique moderne. Le pays s’est d’ailleurs donné l’objectif d’être neutre en émission de carbone d’ici 2045, une annonce ambitieuse qui passera notamment par des changements importants dans les grandes villes (Stockholm, Göteborg et Malmö) qui devront adopter un modèle écologique avec zéro émission de carbone. En effet, les rejets de gaz à effet de serre sont principalement issues des villes, à cause du transport, mais aussi de la consommation énergétique des bâtiments. D’autres pays ont affiché leur volonté d’être carboneutre, comme le Costa Rica dès 2021 ! Des objectifs ambitieux souvent liés au manque de ressources fossiles sur leur territoire, comme pour la Suède qui ne dispose pas de stocks de pétrole et de gaz important.

Stockholm Royal Seaport sera un écoquartier ambitieux hérité des savoir-faire suédois ©Ville de Stockholm

Ainsi, la Suède a depuis plusieurs années mis en place une politique écologique, elle fut précurseur sur l’instauration d’une taxe carbone, le pays a ainsi largement dépassé ses objectifs annoncés lors du protocole de Kyoto signé en 1997 avec une baisse de 18% de ses émissions, alors même que les signataires s’étaient engagés à les baisser de seulement 8% entre 1990 et la période 2008-2012.

Depuis le protocole de Kyoto de 1997, les pays ont misé sur l’aménagement des métropoles pour remplir leurs objectifs. Ainsi depuis quelques années beaucoup de villes annoncent leur volonté de devenir carboneutre, avec une surenchère de dates, à l’instar de Montréal pour 2042, ou de Copenhague qui s’engage fortement en annonçant sa volonté d’atteindre le zéro émission de carbone dès 2025 !

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