Ça fait l'actu !

Métro bondés : quels remèdes pour de meilleures conditions de transports ?

Billet
LDV Studio Urbain , le 02 juillet 2019
Avec l’explosion de la population, un phénomène commun s’observe au sein des grandes métropoles : les lignes de métro commencent à saturer. Récemment, des repas ont même été offerts aux usagers japonais qui prenaient les transports à des horaires décalées. Une anecdote qui révèle un phénomène omniprésent dans les grandes villes, celui des métros encombrés à outrance.
Le métro, inauguré pour la première fois à Londres, est le moyen de transport urbain le plus utilisé au monde. Rapide, sans bouchons et non dépendant du trafic routier, le métro est aujourd’hui indispensable dans les métropoles. La raison est simple, il sert chaque jour à se rendre sur son lieu de son travail, à accéder aux aéroports ou encore à visiter une ville. Mais avec la constante augmentation de la population et du nombre d’individus vivant en milieu urbain, l’utilisation du métro soulève de nouvelles problématiques dans les grandes villes, qui viennent directement impacter la qualité de vie des citadins.

Aux heures de pointe, à travers le monde, un grand nombre de métros devienne bondé. Alors ils saturent, venant créer des situations inconfortables pour les usagers, voire presque invivables. Comment les acteurs de la ville réagissent-ils face à cela ? Quelles solutions peuvent-elles être envisagées pour rendre les rames plus confortables et moins encombrées ?

Le métro, un transport urbain identitaire des villes sous tension



Né en 1863 à Londres, le métro fut tout d’abord desservi sur une ligne par des locomotives à vapeur. La transition vers la ligne électrique s’effectuera quelques années plus tard et les premiers wagons électriques verront le jour en 1892. Son développement continue à s’étendre durant la première moitié du XXème siècle, principalement aux Etats-Unis et en Europe. Parallèlement, il est inauguré sur le continent asiatique en 1927, là où une importante croissance se développera.

Aujourd’hui, le métro est devenu le moyen de transport en commun le plus utilisé ; 178 villes possèdent un réseau de métro avec un total de 14 000 km de lignes pour l’ensemble de ces villes. C’est en Asie que son développement fut le plus conséquent, avec aujourd’hui des mégalopoles qui comptabilisent plus de 3 milliards de trajets annuels, comme Shanghaï, Tokyo, ou encore Pékin. Ces chiffres loin d’être anodins, ils révèlent un véritable phénomène de croissance démographique, urbaine et économique. En effet, ce moyen de transport urbain a fortement participé au développement des villes et a joué un rôle majeur dans l’expansion urbaine. Vecteur de développement économique, le métro est à ce jour le transport le plus efficace et le plus rapide pour les déplacements intra-urbains.

Cependant, ce mode de transport présente aussi certaines limites qui peuvent impacter la qualité et le confort des utilisateurs. Avec l’augmentation de la population et du nombre de citadins, les métros des grandes villes connaissent depuis quelques années de véritables problèmes de saturation. Aux heures de pointes, les usagers peinent à circuler au sein des réseaux, ce qui entraîne des situations inconfortables et stressantes. Alors l’usage même le plus simple consistant à se rendre sur son lieu de travail peut s’avérer difficile et extrêmement long.

Rester à quai plusieurs heures, c’est ce que vivent quotidiennement les usagers de la ligne 13 du métro de Pékin, en Chine. Il faut savoir jouer des coudes pour accéder aux wagons de la rame et ainsi éviter d’être bloqué par la marée humaine des heures de pointe.

Certains usagers se voient même obligés d’opter pour des stratagèmes étonnants : à New York, notamment à Brooklyn, des passagers décident de remonter les lignes dans le sens inverse pour espérer avoir une place et en évitant ainsi les stations sur-bondées où se massent les passagers.

Pour lire la suite de l'article, rendez-vous ici !

Les commentaires sont fermés.