Inspirés par la répartition d’atomes auprès d’une surface plane et la manière dont les échanges thermiques s’effectuent à cette échelle atomique, les chercheurs ont appliqué leurs connaissances sur la forme des villes. En observant la ligne d’horizon formée par les bâtiments de Boston, les chercheurs ont ainsi eu la curieuse idée d’assimiler les constructions aux atomes, répartis sur la surface de la ville.

Et grâce à la physique, le phénomène d’îlot de chaleur urbain, qui est caractérisé par l’accumulation de température plus élevée en milieu urbain, pourrait bien avoir du souci à se faire. Les résultats de l’étude, publiés le 9 Mars 2018 la revue scientifique Physical Review Letters, ont ainsi démontré qu’une construction ordonnée des réseaux de rues et de bâtiments empêche les masses d’air chaud de s’évacuer des zones urbaines ! Au contraire, les villes présentant une géométrie plus complexe permettraient à l’air chaud de s’évacuer plus facilement ; les jours et les nuits y seraient donc bien plus frais que dans les villes très ordonnées.

Bien entendu, ce phénomène n’est pas la seule raison de la présence d’îlots de chaleurs urbain, mais les résultats de l’étude pourraient bien apporter des pistes d’aides pour les urbanistes et les aménageurs de nos villes. Alors, à quand une coopération plus importante entre physiciens et urbanistes ?