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L’art oratoire est-il un outil de revitalisation urbaine ?

Billet
LDV Studio Urbain , le 27 novembre 2017
“Non mais vous croyez quoi ? Qu’on n’est pas jugé par son apparence ? Que la manière dont on se présente au monde n’a pas d’importance ? L’éloquence, la rhétorique, c’est précisément ça que je veux vous apprendre.” “Le Brio”, c’est l’histoire de la jeune Neïla Salah, originaire de Créteil, qui rêve de devenir avocate. Une fois intégrée à la grande université d’Assas, elle rencontre son professeur Pierre Mazard, incarné par Daniel Auteuil. Celui-ci la provoque sur son élocution qu’il associe à ses origines de banlieusarde et lui enseigne l’importance de “savoir parler”.


En avril dernier sortait sur nos écrans un film documentaire du même genre : “À Voix haute”. Prendre la parole et donner de la voix pour changer sa vie, c’est le sens des concours Eloquentia auxquels participent chaque année les étudiants de l’Université de Saint-Denis, issus de tous cursus. Aidés par des avocats, des metteurs en scène ou encore des slameurs, les participants se préparent durant des semaines, en apprenant autant sur eux-mêmes que sur les ressorts de la rhétorique. Le film suit leurs semaines de préparation et dresse le portrait d’une jeunesse de banlieue qui se bat, qui prend son destin en main et qui change les a priori.



“Le Brio”, “A Voix Haute” ou encore “Eloquentia” ont un point commun : ils valorisent aux yeux de tous, des jeunes issus de banlieue parisienne, qui ont appris à manier l’art de la parole. Comme un signal envoyé vers l’extérieur d’un besoin de reconnaissance sociale, de changement d’image et d’une envie de s’élever contre les préjugés. S’ils contribuent à changer leur image extérieure, cela fait également évoluer l’estime que ces jeunes peuvent avoir d’eux-même, vis-à-vis de leur origine spatiale. En un mot, ce phénomène de valorisation de l’éloquence, pourrait aujourd’hui être un outil de revitalisation territoriale et urbaine.


Origines et impact de la pratique de l’éloquence

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