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Comment rendre nos villes plus saines d’esprit ?

Billet
LDV Studio Urbain , le 13 mai 2019
Depuis l’ère industrielle, la ville a souvent été associée à un univers froid, hostile et violent. Aujourd’hui, elle est encore souvent synonyme de mal-être pour les habitants qui y vivent et les statistiques sur les grandes villes comme Berlin, Tokyo ou New York ne le démentent pas, c’est là où se concentrent le plus grand nombre de maladies et de troubles psychiques, dont les plus fréquents sont la bipolarité, la dépression ou encore l’anxiété généralisée.
Mais les interactions entre villes et habitants, à la source de ces troubles sont, à première vue, invisibles et inaudibles. Encore largement négligé dans l’aménagement de nos villes, l’impact de l’urbain sur notre sanité d’esprit ou même d’humeur n’est pas un enjeu suffisamment attesté par les acteurs de la fabrique urbaine.

Pourtant, de nombreuses recherches et études se sont développées ces dernières années et des acteurs de la ville commencent tout doucement à prendre conscience des effets de l’environnement urbain sur la santé mentale. Expérimentations urbaines, nouveaux services, études et planifications urbaines innovantes, les villes deviendront-elles plus saines d’esprit ? Est-il possible de prévenir certains troubles mentaux par la planification urbaine ? Peut-on parler de psychologie lorsqu’on parle d’une ville ?

La ville saine, un remède pour prévenir les trauma ?



Les maladies mentales atteignent 450 millions de personnes dans le monde d’après la co-fondatrice de citiesRISE, Moitreyee Sinha, alors qu’elles sont l’un des fléaux les plus dévastateurs et les moins financés du monde. Avant de développer la plateforme, les fondateurs ont voyagé autour du monde pour rencontrer des entrepreneurs, des municipalités, des communautés et de jeunes leaders afin de mieux comprendre le problème et ainsi explorer de nouvelles solutions.

Leur voyage leur a appris qu’en 2030, la dépression sera une maladie plus onéreuse que le cancer, le diabète et les maladies respiratoires chroniques combinées. Face à ce fléau l’initiative a pour objectif de transformer les politiques et pratiques pour la santé mentale des villes autour du monde, par la création de méthodologies et d’outils visant à améliorer l’état de santé mentale des populations.

En 2030, 60% de la population vivant en ville sera une population jeune de moins de 18 ans. Bien que particulièrement touchée par les différentes maladies psychiques comme la dépression, cette tranche d’âge est néanmoins décrite comme porteuse d’une certaine capacité de réflexion pour le développement de solutions imaginatives et avant-gardistes qui pourraient bien venir limiter les risques de développement de troubles mentaux.

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